OPHTALM. PAR RÉTROCESSION D'ÉRUPTIONS
M. Aliberta cité l'observation d'une fille de quinze ans, chez. laquelle une cécité complete fut occasionnée par la répercussion d'une dartre pustuleuse (1). m
Le célébre Sabatier m'a souvent parlé d'une ophtalmie de nature érysipélateuse dont mon pére le délivra subitement par une saignée du bras. J'en trouve le détail dans le Journal de mon pére, sous la date du mois de février 1772.
La teigne ( obs. 113) passe quelquefois du üssu cutané qui recouvre le crâne au tissu muqueux de la conjonctive. Les éruptions, connues sous le nom de croûtes laiteuses , et les autres dépurations qui ont lieu dans la premiére et la seconde époque de l'enfance, sont des causes trésfréquentes d'ophtalmies, ainsi que toutes les répereussions qui peuvent avoir lieu du tissu cutané vers lintérieur, comune celles des furoncles, ( obs. 114); etc.
Des vêtements trop serrés ( (o 1 15), des langes dans lesquels certaines nourrices enveloppent si étroitement les enfants, qu'ils peuvent à peine respirer, sont des causes qui souvent disposent à l'ophtalmie, ou au moins favorisent les retours de cette maladie, lorsqu'elle a existé.
De l'Ophtalmie suite de fièvres. .
Si l'ophtalmie vient à la suite d'une fiévre, elle
(1) Diction. des Sciences médicales, tome VIII, page 32. T. 1/4
montre une opiniátreté et un degré d'intensité proportionnés à la gravité de la fiévre, dont elle opère ordinairement la solution (obs. 116, 117, 118, 119); avantage que l’on achète souvent par la perte de l'oeil attaqué.
De l'Ophtalmie compliquée.
.L'ophtalmie qui se complique avec des effets graves, déja produits sur différentes parties externes ou internes de l'oeil qu'elle affecte, prend un caractére d'autant plus sérieux, qu'il y a eu un plus grand nombre de tissus ou d'humeurs transparentes intéressés; on doit méme redouter des désordres, et le passage de l'ophtalmie de l'état aigu à l'état chronique, lorsque des accidents ont eu lieu à un cil, et que l'ophtalmie existe à l'oil sain; il faut alors redoubler de soins pour empécher la maladie d'augmenter ou de passer à l'oil antérieurement lésé par des phlegmasies analogues. Jai souvent occasion de remarquer que c'est sur-tout sous le rapport de la complication qu'elle peut former par la suite, que l'obstruction de la route des larmes or un véritable inconvénient.
L'ophtalmie symptomatique est due à une correspondance sympathique dans le systéme nerveux. Ainsi, jen trouve tous les jours la cause dans une phlegmasie d'une partie peu éloignée (obs. 120), quelquefois, mais rarement, dans l'irritation excitée par la dentition chez les Nuts.
OPHTALMIE PAR IMPRESSION DE E'AIR. oit
M. Ware, de Londres, dans son Traité de l'Ophtalmie, recommande alors de faire une incision de toute la longueur de la gencive, opération que l'on pratique en Angleterre sans aucune hésitation.
Souvent l'affection d'une dent donne lieu à cette maladie; d'autres fois la cause est plus éloiguée, et tous les jours, je trouve des ophtalmies hystériques. J'ai remarqué que les demi- bains tièdes sont plus ütiles pour combattre ces phlegmasies sympathiques que les vésicatoires.
Des causes externes de l "Ophtalmie.
Ces causes sont les impressions que produisent sur le système dermoide les changements de teinpérature , et laction sur l'eil des substances âcres, la trichaise ou déviation des cils, les corps
étrangers, l'action du feu, les contusions, et les blessures.
De l'Ophtalmie par l'impression de l'air.
« S'il a régné pendant l'hiver un vent du midi, que cette saison ait été pluvieuse et douce, que le printemps ait été accompagné d'un vent du nord et de sécheresse ,... il règne des ophtalmies sèches (1).
« Si le vent du nord s'est fait sentir pendant l'automne, que cette saison ait été séche,... on voit beaucoup d'ophtalmies séches (2).
(1) O0 D. piat Expat. Hip. aphor. IIT, XIT.
(2) Aphor. III, XIV.
« Les années pluvieuses donnent naissance à des ophtalmies (1. | "PRINS
« Si le vent du nord a continuellement régné pendant l'hiver, si le printemps suivant est pluvieux et accompagné d'un vent du midi, il regne pendant l'été des ophtalmies (2).
Extrait de mon Journal du 17. Janvier 1 806.
Il régne des ophtalmies. Les unes commencent par un nuage subit; quelquefois il se forme un léger dépót sous une des lames les plus superficielles de la cornée; d'autres fois, il se fait une infiltration dans l'iris, qui géne les mouvements de la pupille, sans qu'on apercoive beaucoup de rougeur à la conjonctive. D'autres éprouvent une vive inflammation avec cuissons prodigieuses à un œil; elle passe à l'autre, et dure long-temps aux deux yeux. Le 16 janvier, un nuage à la cornée de Madame de L'**, trés- jeune femme, fut dissipé en dix-huit heures par l'application d'un peut vésicatoire derriere l'oreille du méme côté.
La conjonctive n'était pas la seule membrane sur laquelle portát l'influence de l'épidémie catarrhale qui régnait alors. La muqueuse des gros intestins était affectée chez plusieurs des personnes qui me consultérent ; quelques- unes éprouvaient des accidents dyssentériques, qui. opéraient promptement la solution de l'ophtal- Motos coo COMMERCES HOMME UNE nA To ton
(1) Aphor. III, XVI.
(2) Aristot. problemat. sect. I.