‹ Traité des maladies des yeux, avec des planches coloriées représentant ces maladies d'après nature, suivi de la description de l'œil humain (volume 2)Chapitre 65 sur 84 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

De la Fistule de la Cornée.

Lorsque la cornée a été percée par un abces, et que l'humeur aqueuse goi écoulée, il-y a fistule, et on peut faire plier le globe sous le doigt à travers une des paupieres ( pl. 35, fig. 1). C'est en exercant cette légére pression, et par l'absence de l'humeur aqueuse, que l'on s'assure de l'existence d'une ouverture fistuleuse à la cornée. Pendant cette expérience qu'on ne doit point répéter inutilement, on voit la pupille sallonger un peu, et l'iris, la cornée, et méme la sclérotique, former quelques légers plis.

Cette fistule a pour cause la plus ordinaire l'emploi de topiques contre-indiqués pendant la durée de l'abcés qui l'a précédée. Elle arrive surtout quand on a fait couvrir l'œil malade avec des compresses imbibées de collyres relächants, ou qu'on a abusé des cataplasmes émollients. Je ne saurais trop répéter que quand l'iris se présente et sort par la fistule, ou même que, sans sortir, elle devient adhérente aux bords de cette ouver-

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