ERSTE CENSOR TERRE ES SES REA DU
(x) Plater. lib. I, de funct. lesion. cap. VII, de mydriasi seu pupillæ dilatatione. Plempius ophtalm. lib. IV. Prob. LIX. (2) Quum...., interim quz videntur naturaliter esse con-
affection en peu de mots, et dit que la vue se conserve quelquefois, pendant sa durée, quoique d'une maniére confuse, et que les personnes qui en sont attaquées voient les objets plus petits qu'ils ne sont en effet (1). Le détail dans lequel il entre à ce sujet ne permet pas de douter quil n'ait eu occasion d'observer plusieurs fois cette maladie.
Paul d'/Egine (2) s'exprime à sujet de la méme maniére qu "iribasc; qu'il parait avoir copié à la lettre; car les petites différences qui se trouvent.
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suevit, est latior, et interim lumine penitüs privat, interim vero quæ videntur multó minora apparent omnia , mydriasis malum vocatur. Oribas. synops. lib. VIIL, cap. XLIV, de mydriasi.
(1) Aliquando tamen vident, verum obscure, et quz videntur ab ipsis omnia minora putantur, diffuso videlicet spiritu visivo. Fit hzc affectio propter Lamorum allapsum , qui aut acervatim , aut paulatim feruntur, à quibus, citra sensum, uviformis tunica distenditur et pupilla ampliüs dilatatur. Est autem hac affectio valdé ægrè curabilis. Quum enim membranosa sit tunica uviformis, ubi semel distenta fuerit , induratur, neque facilé amplius contrahi potest. Accidit autem hæc affectio magis pueris, propter tunicarum debilitatem. Aëtius, tetrab. IT, serm. II, cap. LII, de mydriasi. |
(2) Quum pupilla colore quidem nihil alterata apparet, verüm multo latior quàm pro naturali modo, et quandoque visum in totum impedit, quandoque multum, et quz videntur ab ipsis omnia minora esse putantur, mydriasis appellatur affectio, etc. Paulus Aegin., de re medicá , lib. III, de ocul. morb. cap. XXII, de mydriasi, id est, pupillæ dilatatione.
MYDRIASE. AAT dans les versions latines paraissent dues aux traducteurs.
Actuarius, le dernier des Grecs qui fasse mention de la dilatation de la pupille, a dit au contraire que, dans cette maladie, tous les objets paraissaient plus grands. Il n'est pas douteux que cet auteur ne parle, dans le passage ci-dessus | rapporté (1), de la dilatation contre nature de la pupille. D'ou peut donc venir cette contradiction?
Il faut nécessairement supposer qu'Actuarius n'a jamais eu occasion d'examiner cette maladie, et quil a regardé comme impossible que les objets parussent plus petits dans la dilatation de la pupille, parce que cela ne parait pas conforme à la nature, ou il faut se déterminer à dire que c'est une faute du traducteur, ainsi que l'a prétendu Menjot (2), qui assure avoir lu le contraire dans une copie manuscrite d'Actuarius , qui faisait partie de la riche bibliothèque de Mentel, médecin de la Faculté de Paris. Ce dernier sentiment est d'autant plus vraisemblable,
(1) Porro quum pupilla colore nihil evariat, sed multo quàm nature competat, latior fit, interdüm. ægro visionem omnino præripit, interdum plurimum adimit, ut omnia quæ visui occurrant, majora , quum tamen sint minora, esse videantur. Vitium pudotacx græcis appellatur, atque ab humore superfluo excrementitioque eo confluente oritur. Actuar. meth. medend. lib. IL, cap. VII.
(2) Menjot, dissert. path. tome, part. 1, page 229.
qu'Actuarius parait avoir entiérement pris d'Oribase ce qu'il dit au sujet de cette maladie, comme on pourra le voir en confrontant les deux passages.
Scheid explique le symptóme de la petitesse des objets qui accompagne la mydriase, en disant que, lorsque l'humeur aqueuse augmente, le cristallin doit étre comprimé et repoussé vers le fond de l’œil; ce qui, d'après cet auteur, ne peut se faire sans que la surface antérieure de ce corps ne soit aplatie, et la distance qui se trouve entre lui et le fond de l'oeil, diminuée. L'aplatissement du cristallin diminue la grandeur des objets, et cette diminution augmente encore, à mesure que ce corps s'approche de la rétine (1).
Galien a remarqué (2) que l'emploi extérieur des remédes dans lesquels entrait l'opium ou autres stupéfiants, produisait une mydriase, en occasionnant la dilatation de la pupille. Je suis
(1) Ubi enim aqueus sui copia exuberaverit, aut affluxu , humoris crystallini convexam superficiem quadantenus explanat, dum processus ciliares nimis tenduntur, ita ut crystallinus ipse in penetralia oculi magis protrudatur, imprimis ubi simul vitreus defecerit. Hinc fit, ut objecta intuentibus minora appareant, si quidem non sufficiens restat pro ampliatione radiorum retro crystallinum usquè ad retinæ parietem interstitium : quin crystallinus planior factus minora jam radios colligendo objecta efficit, Sed feré omnia obscura appareant necesse est. Visus vitiatus , sect. IL, S. 17. i
(>) De meth. med. lib. III , cap. II.
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MYDRIASE. 443 très-étonné que l'on n'ait pas songé, pendant plus de seize siècles, à employer un moyen dont j'ai tiré un parti si avantageux dans ma pratique (voyez ci-dessus, page 260).
il résulte d'un examen attentif des différents cas de mydriase qui se présentent, que cette maladie est due à une lésion des nerfs ciliaires , soit que la cause de cette lésion se trouve précisément au point de leur épanouissement , comme lorsque la mydriase a lieu par une contusion ; soit qu'elle se trouve entre la sclérotique et la choroide sur leur trajet, ou dans l'épaisseur méme de la première de ces deux membranes, que ces nerfs pénètrent au nombre de six ou sept, épaisseur dans laquelle ils se trouvent engagés, sur une longueur de deux ou trois lignes, auprés du nerf optique, en quittant le ganglion ophtalmique qui les fournit. La lésion peut encore avoir lieu dans ce ganglion méme, ou dans le trajet des nerfs dont il est composé.
(Voyez, pour les filets des nerfs qui vont se distribuer à l'iris, pl 6, fig. 2, £L. LL s. v. v.; pl. 16, fig. 1, 8.5; fig. 2, n. p.; fig. 9, n. n., et les explications de ces figures.)
Il est facile de distinguer la mydriase de la dilatation de la pupille par amaurose. Dans ce dernier cas, la vue est diminuée et souvent àpeu-prés nulle; dans le premier, le malade peut voir les plus petits objets, souvent méme à lire, en se servant d'une carte percée d'un petit trou. On
444 SECTION VII, CHAPITRE III, en infère alors aisément que l'iris seule est affectée ( obs. 359).
Je vois le plus ordinairement la mydriase , quand elle n'a pas pour cause une contusion ou une blessure trés-grave, diminuer de moitié dans l’espace des six premiers mois, méme chez des sujets qui n'emploient aucun moyen pour la combattre. Ce qui en reste alors ne disparait qu'avec beaucoup plus de difficulté et de lenteur, comme je l'a1 observé chez une des premieres actrices de l'un de nos théátres, et quelquefois elle ne se dissipe point entiérement. En 1807, je l'ai vue céder à moitié dans l'espace de quatre mois par l'emploi , à-peu-près seul, des moyens extérieurs, chez Madame Dest***, âgée de vingt-huit ans, dont la santé était en si mauvais état, que je ne pus avoir recours à aucun remède énergique. La pupille se resserra un peu dans le cours de l'année suivante, et elle conservait encore quelque dilatation, lorsque la malade mourut peu de temps apres.
Jai vu le rétablissement complet, méme après une contusion; mais ces terminaisons heureuses de la mydriase qui a pour cause une lésion externe, sont extrémement rares. L'observation 264 présente un exemple de désorganisation du globe qui fut précédée d'une mydriase survenue à l'instant méme où l'œil fut blessé par un coup de pierre.
M. Ch'"*, àgé de vingt ans et-bien constitué,
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reçut une semblable contusion , en 1811, sur l'œil droit. L'état de dilatation de la pupille est représenté par la figure 2, planche 20. Les saignées, la diéte, les instillations excitantes, et les frictions exercées sur le globe, ont rétabli cet organe. |
Jai vu, mais rarement, la mydriase suivie d'amaurose, méme aprés sa guérison. On sera étonné que cet effet consécutif de la méme cause ne soit pas plus fréquent, quand on réfléchira à la situation des nerfs qui concourent à former le ganglion ophtalmique et à celle des nerfs optiques. h ;
J'ai traité et guéri complétement, en juin 1804, d'une mydriase à l'oeil droit, M: le comte de Sch***, àgé de quarante ans ou environ, fort replet, doué d'un tempérament lymphatico-sanguin. La dilatation de la pupille était plus considérable que celle présentée par la figure 2, planche »o. On ne voyait presque. plus l'iris; cependant le rétablissement fut. complet. Un an aprés, il s'apercut que sa vue s'affaiblissait. Des occupations qui ne lui laissaient aucun repos ni le jour, ni la nuit, ne lui permirent point de faire attention à sa nouvelle maladie; des amauroses se déclarérent, et lorsqu'il m'appela à La Haye, en février 1806, elles étaient complètes. Les pupilles étaient dilatées au même degré : cette dilatation égalait la moitié à-peu-prés de celle que présentait la pupille du droit au commencement de la mydriase
dont il avait été attaqué. Toutes deux étaient immobiles. L'emploi des moyens les plus énergiques fut arrété dans des consultations auxquelles fut appelé M. Gramm, célebre chirurgien de Rotterdam. Le quinzième jour du traitement, il y eut une amélioration sensible; les pupilles reprirent un peu de mouvement; le malade aperçut les couleurs et quelques gros objets; mais au bout de quinze autres jours, il fut évident que ces amauroses étaient incurables.
On guérit plus aisément la mydriase que l'amaurose. Des malades qui avaient été traités et guéris d'une simple dilatation de la pupille m'ont dit qu'ils avaient eu une amaurose. On a pris ainsi plusieurs guérisons de mydriase pour des guérisons d'amauroses. |
Il reste encore des recherches à faire au sujet de la mydriase. Je prie ceux qui voudront s y livrer de ne pas perdre de vue un phénomène qui n'a pas, que je sache, été remarqué, et dont je tire un parti utile dans ma pratique. Si l'on instille dans l'œil une liqueur âcre, méme lorsque la dilatation de la pupille est portée au dernier degré, on voit à l'instant cette ouverture se rétrécir de prés de moitié, et le malade recouvrer pendant une ou deux minutes seulement, la faculté de voir les petits objets à l'oeil. nu, tandis qu'auparavant il ne les distinguait qu'en les regardant à travers un trou percé dans une carte à jouer, ou une autre petite ouverture équivalente.
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ll résulte de mes observations que sur neuf de ces maladies » sept marchent, même sans traitement, vers la guérison: on ne fait que l'accélérer un peu par l'emploi des moyens convenables, surtout de quelques excitants extérieurs.
Il y a deux ans, j'observai avec soin deux malades, tous deux bien constitués, et qui me consultérent dans le cours du méme mois pour une mydriase bien caractérisée. L'un, ouvrier, se refusa à toute espéce de traitement, j'eus méme beaucoup de peine à obtenir de lui qu'il se soumettrait à mon examen de temps à autre. Le second demanda à étre traité; Je lui fis établir à la nuque un vésicatoire, qui fut entretenu aude là de trois mois. J'eus recours à des vomitifs, à l'usage de plusieurs eaux minérales, à plusieurs moyens excitants employés extérieurement, et à un régime austère. Ce traitement dura cinq mois, aprés lesquels le malade se horna à continuer l'usage local de quelques remèdes. A la fin du huitieme mois, tous deux en étaient à-peu-prés au méme point de guérison. Leur pupille était rétrécie de plus de moitié, et ils commencaient à distinguer les petits objets sans le secours d'un carton percé. Dés le troisiéme mois, ils supportaient assez aisément l'impression de la lumière naturelle ou artificielle. Ils ont encore gagné depuis, mais à l'expiration d'une autre année, il leur restait un peu de dilatation de la pupille, et la vue n'était pas aussi bonne que
celle de l'oeil sain. La pupille avait repris assez de liberté dans ses mouvements de contraction et de dilatation : je regardai alors leur état comme fixé. . |
Cette maladie n'est peut-étre pas la seule dont on pourrait, après un examen attentif, confier le traitement aux seuls efforts de la nature, en supprimant l'emploi. de certains moyens accrédités par une routine aveugle; mais où vais-je m'égarer ?...
Cependant il ne faut pas inférer de l'observation que je viens de rapporter que l'on ne doit rien faire pour combattre la mydriase. Si je l'ai vue souvent se dissiper peu-à-peu d'elle-méme d'une maniére plus ou moins satisfaisante, et en paraissant céder à quelques remédes inutiles, quelquefois méme. contraires , il y a aussi des cas où’elle annonce un embarras dans le cerveau. Elle fut probablement un signe de ce genre chez M. le comte de Sch***. D’après ce que je vois dans ma pratique, si je pouvais connaitre, lorsque je suis consulté pour une mydriase, quel est le point où se trouve la cause de cette maladie, j'observerais la marche suivante.
Si les filets de nerfs qui concourent à former le ganglion ophtalmique étaient affectés dans l'intérieur du cráne, soit à leur origine, soit dans leur trajet, j'aurais recours aux moyens indiqués contre l'espéce d'amaurose dont la cause est ega-
lement dans l'intérieur de la masse encéphalique
MYDRIASE. 449 (voyez ci-dessus, page 415); s'il s'agissait d'un petit tubercule ou de tout autre point d'engorgement dans l'intérieur de l'orbite, prés du ganglion ophtalmique, j'emploierais une partie de ces mémes moyens , et si les nerfs ciliaires fournis par ce ganglion étaient seuls lésés, soit parce qu'ils seraient. comprimés dans l'épaisseur de la sclérotique par un changement survenu à son tissu, soit parce qu'ils éprouveraient quelque altération au point où ils se trouvent entre cette membrane et la choroide, je ne prescrirais aucun moyen intérieur, j'aurais seulement recours à des frictions sur la cornée et sur la conjonctive. J'emploie aussi l'électricité contre la mydriase plutôt que contre l'amaurose : je me contente de faire recevoir à l'œil, fermé dans les premiers jours, et ensuite ouvert les jours suivants, des étincelles électriques : la matière de l'électricité est simplement dirigée vers le globe par un conducteur. La longueur de l'étincelle doit être telle, que l’œil en supporte aisément l'impression, par exemple, de quatre à cinq lignes. L'emploi du galvanisme m'a présenté le méme résultat, c'est-à-dire, qu'aprés un certain nombre d’étincelles, la pupille se resserre pendant une ou deux minutes. Ce resserrement s'éléve à plus de moitié, si on exerce aussitót aprés quelques frictions sur le globe, et qu'on les fasse suivre, sans aucun intervalle, de linstillation d'une liqueur âcre entre les paupières. Celle dont je me sers est une infusion à /y 20
froid de tabac dans de l'eau. Aprés une centaine d'étincelles électriques, je fais passer légèrement sur le globe, pendant une demi-minute, l'anneau d'un stylet d'argent (pl. 14, fig. 17), et je fais introduire dans l'œil une ou deux gouttes d'infusion de tabac. Le larmoiement est assez marqué; le nerf lacrymal et les filets qui fournissent à la conjonctive étant excités par ces trois moyens employés presque. simultanément, l'ébranlement se communique aux nerfs ciliaires, et on voit constamment la pupille se rétrécir au point de reprendre presque son diamètre naturel. Le malade est en état de lire, à l'œil nu, pendant une ou deux minutes, après lesquelles la pupille se remet dans son état de dilatation précédent, et conserve toutefois quelque trace du rétrécissement passager qu'on lui a procuré.
Ainsi je donne le moyen de faire rétrécir artificiellement la pupille pour quelques instants, comme j'ai donné plus haut, page 260, le moyen de la dilater pour trois ou quatre jours. Dans un grand nombre de cas, il reste quelques vestiges de l'emploi de l'un et de l'autre de ces procédés, chaque fois qu'on les met en usage.
En général, si, pour le traitement d'une des mydriases qui se présentent à moi, j'étais obligé d'opter entre l'emploi des moyens généraux les plus héroiques, et le seul usage des trois moyens extérieurs que je viens d'indiquer, je n'hésiterais pas un moment: j'ai vu plus d'effet réel de ces
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derniers que des premiers. On peut ajouter l'évaporation d'un collyre volatil (voyez ci-dessus, page 421 ), et des frictions avec de l'eau-de-vie de . lavande, autour de l'oeil et derrière l'oreille, du même : côté.
Ce dernier mot me fait souvenir d'ajouter que je n'ai jamais vu cette maladie aux deux yeux, ce qui la distingue éminemment de lamaurose. Je n'ai pas connaissance que personne l'ait observée des deux cótés, et j'ai pris à ce sujet les informations les plus scrupuleuses. C'est un renseignement qui peut étre utile à ceux qui feront des recherches sur la nature de cette maladie. J'en ai inféré que, presque toujours, la cause qui géne les fonctions des nerfs ciliaires, a son siége dans le globe. Ici les questions se présentent en foule.
Pourquoi cette maladie, qui se forme tout-àcoup, commence-t-elle à diminuer des les jours suivants?
Pourquoi ne la voit-on qu'à un seul oeil?
Pourquoi, par la suite et apres la guérison du premier, ne se forme-t-elle point au second oeil, comme le fait quelquefois l’amaurose ?
Comment se fait-il que, dans tous les cas de mydriase, l'emploi, soit de l'électricité, soit d'une liqueur âcre, soit de frictions sur le globe, fait subitement rétrécir de moitié la pupille pendant une minute ou environ?
Pourquoi ne la voit-on que trés-rarement suivie d'amaurose , etc.?