‹ Traité des maladies des yeux, avec des planches coloriées représentant ces maladies d'après nature, suivi de la description de l'œil humain (volume 2)Chapitre 80 sur 84 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

| De l'Exophtalmie.

Le globe peut faire saillie, hors de l'orbite, parce que son volume est augmenté (voyez cidessus, page 310, et tome III, page 313), ou parce quil est poussé hors de cette cavité sans avoir subi un changement remarquable dans sa forme et sa grosseur ordinaires (1), et alors les

(1) Synonymie. ÉÉcebauix, Proptosis , Celse , lib. VI, cap. VI. Procidentia. Exophtalmia,

84 SECTION VIII, CHAPITRE I, paupiéres ne peuvent plus s'étendre au-devant de lui, ou ne le recouvrent que d'une maniére imparfaite ( planches 55 et 56, figure 1). Je vais signaler ici les causes ordinaires de l'expulsion de l'oeil, non dans un ordre anatomique ou dans le rang de leur gravité, mais selon leur plus ou moins de fréquence , en commençant par celles que l’on rencontre le plus ordinairement, et cela d’après un relevé de mes Journaux. |

La cause la plus commune de l'exophtalmie est une tuméfaction du tissu adipeux situé au fond de l'orbite. Dans le plus grand. nombre de cas, elle ne présente aucun caractére inquiétant, et la vue n'est point altérée : le volume et la consistance de cette portion du tissu adipeux augmentent seulement alors, comme on les voit diminuer dans quelques cas plus rares; jai donné au mois de novembre. 1817 des soins à un jeune officier de cavalerie, bien constitué , qui suivait alors un .iraitement dirigé par MM. Cullerier , oncle et neveu, et dont l'œil droit était rentré d'une ligne environ, sans que la vue eüt éprouvé la plus légère altération : l'oeil d'ailleurs était semblable à l’autre : je n'ai pas pu reconnaitre si la diminution de consistance du tissu adipeux situé au fond de l'orbite était ou n'était pas un symptóme d'un principe syphilitique qui se manifestait par quelques autres signes moins équivoques.

Quelquefois la maladie prend un caractère plus fácheux : la tuméfaction, en comprimant le gan-

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glion ophtalmique, où même le nerf optique, occasionne la mydriase ou l'amaurose, et des accidénts à la conjonctive et aux paupiéres, qui proviennent évidemment d'une compression sur la veine ophtalmique (obs. 406). |

Dans quelques cas simples de gonflement du tssu graisseux du fond de l'orbite, j'ai réussi à replacer l'oeil par une compression modérée ( observation 407); mais souvent j'ai été obligé de renoncer à ce procédé. Je ne peux le conseiller que comme essai, dans les cas que l’on jugera exempts de dub) et à condition de l'abandonner, aprés une semaine ou deux, si on le trouve Sctétiles à à plus forte raison, s'il paraît nuisible.

Je donne actuellement des soins (janvier 1818) à mademoiselle D'**, âgée de onze ans, domiciliée aux Mureaux, prés Meulan. Son œil gauche proémine d'une ligne et demie depuis trois ans. Elle a une prédisposition depuis sa naissance à un engorgement de la thyroïde. Sa mère, qui a apporté en naissant la méme prédisposition , a un goitre depuis sa première couche. Il a augmenté après les deux suivantes, et a acquis le volume d’une très - grosse pomme depuis la naissance de la jeune malade. | |

Lorsque l'œil fait saillie à la suite d’une blessure grave, le sang infiltré dans le tissu cellulaire de l'orbite est évidemment la cause de ce déplacement; on obtient le plus souvent la résolution des fluides épanchés, en employant quelques moyens généraux ; mais on doit alors être réservé sur le pro-

486 SECTION VIII, CHAPITRE I, nostic, parce qu'il survient, quelquefois, des : accidents consécutifs (obs. 404). 390 Lorsqu'une tumeur pousse le globe TOM de l'orbite, ou, ce qui est moins rare, le déplace; en le portant vers une des parois de cette cavité, il est bien difficile, dans les commencements , de décider s'il s’agit d'une exostose , d'une tumeur enkystée, ou d'une excroissance fongueuse. Ce n'est que par l'événement que l'on connait, dans certains cas, la nature de cette cause; cependant on peut présumer qu'il s'agit d’exostose, lorsqu'il existe un principe bephititqués que la tumeur est de nature scrophuleuse, lorsque le systéme lymphatique du malade présente les ‘caractères de cette fácheuse diathése; et qu’un stéatôme peut produire cet effet, si le malade a eu des loupes sur To parties du corps est IT , page 316). qu | Jai traité un enfant de dix ans, qui, depuis un mois, avait l'œil gauche saillant de six lignes environ : il s'était formé, un peu auparavant, plusieurs furoncles scrophuleux , dont l'un était situé à la partie inférieure et postérieure du col, et un autre sur l'épaule gauche. Sans négliger l'emploi des moyens généraux, je fis panser, avec une pommade au garou, ces deux furoncles et deux autres, dont un à la cuisse droite, et l'autre à la jambe gauche. L'oeil commença à rentrer dans l'orbite dés les jours suivants, et ne tarda pas à reprendre sa place.

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Dans un cas semblable, Bonet (1) guérit une petite fille de trois ans, qui avait le ventre tendu et dur, en lui ordonnant l'usage d'une teinture de rhubarbe; les obstructions se dissipérent, et l'oeil: droit, chassé auparavant de l'orbite, reprit sa place.

J'ai détruit, par le procédé que j'ai décrit cidessus, page 125, plusieurs tumeurs enkystées , qui avaient leur siége dans l'orbite, en portant seulement plus avant, l'acide nitreux , et en augmentant sa dose; ce procédé m'a sur-tout réussi, lorsque la tumeur était au-dessous du globe et qu'il ne s'agissait que de percer, par l'action du caustique, le tissu de la paupiére inférieure pour attaquer le kyste; j'ai quelquefois préféré l'opération. Au lieu de citer un des exemples qui me sont propres, je me plais à emprunter l'observation suivante à M. Richerand (2).

« Un cordonnier, âgé de quarante-cinq ans, avait l'oeil gauche saillant et presque entièrement hors de son orbite; l'exophtalmie était survenue peu-à-peu avec douleur, mais sans inflammation. L'oeil était chassé en-dehors par une tumeur dure qui paraissait située entre le globe et la paroi interne de l'orbite. Plusieurs praticiens distingués de la capitale avaient été d'avisque la tumeur était de nature carcinomateuse ; l'œil, poussé en-de-

(1) Medic. septentrional. lib. I, obs. LXIV.

(2) Nosographie chirurgicale , tom. II; p. 126, 4° éd.

488. SECTION VIII; CHAPITRE 1, hors; n'avait pas augmenté de volume; quoiqu'il eût perdu la faculté visuelle, sans doute par la compression et le tiraillement du nerf optique. Je proposait au malade de lui extirper ce prétendu carcinome, quoique la rénitence de la tumeur m'inspirät de légers doutes sur sa véritable nature. Fort de l'opinion. de plusieurs chirurgiens habiles , j'en entrepris cependant l’extirpation‘en . présence d'un grand nombre d'élèves ; après avoir agrandi l'ouverture des paupières par une incision de leur commissure externe, et coupé la conjonctive qui se réfléchit sur l'oeil de la face postérieure de lune et de l'autre paupières , je voulus, avant de continuer l'opération, m'assurer de la véritable nature de la tumeur, en y plongeant la pointe de mon bistouri. Cette ponction fut suivie de l'issue de deux ou trois onces d'une liqueur semblable à du blanc-d'eeuf. 'Certain alors que l'exophtalmie dépendait d'une tumeur enkistée, et l'oeil étant en partie rentré par laffaissement qui suivit l'évacuation du liquide, je renonçai à l’extirpation, et me contentai de couvrir l'oeil avec des compresses trempées dans de l'eau de guimauve. L'inflammation fut assez considérable; une saignée du pied en calma la-violence; le kiste suppüra, et le malade guérit après l'excision de quelques bourrelets formés par la conjonctive boursoufflée. »

Une exostose de l'os verhis et de l'apophyse angulaire interne du coronal ayant acquis le vo-

(DE VÉXOPHTAMIE ^ 489 lume d’un œuf, le globe de l’œil, comprimé latéralement, avait été jeté hors de l'orbite, et il pendait, en quelque sorte, sur la joue du côté du petit angle. M. Brassant employa un caustique pour combattre cette exostose qui suppura, et, aprés trois ou quatre mois de traitement et l'exfoliation d'une portion considérable des os tuméfiés, l'oeil se trouva à sa place, et la guérison. fut complète (1). M"

On trouve dans la traduction des Transactions philosophiques, faite par mon père, année 1744, une observation de M. Hope, qui mérite d'être lue. L'auteur ayant extirpé une tumeur située entre la paroi interne de cette cavité et le globe, détruisit quelques excroissances molles et fongueuses, par des attouchements avec le nitrate d'argent fondu. Aprés la guérison de la plaie, le globe restait immobile et déjeté vers la tempe; M. Hope le fit rentrer au moyen d'un bandage que lon serra graduellement et qui'rendit au globe sa situation naturelle et la liberté de ses mouvements. NL: :

En lisant les observations 409, A11, et 414, on prendra une idée des symptómes qui accompagnent l'exophtalmie occasionnée par une tumeur dont le siége est dans les fosses nasales ou dans le sinus maxillaire. - |

' (1) Mémoires de l'Académie royale de Chirurgie, tome V, p. 171, éd. in-4°. :

J'ai vu quelquefois les globes faire saillie-chez des enfants nouveau-nés, par l'effet. de la pression que la téte avait me au pics (observat. 4oo

J'ai trouvé rarement. l'exophtalmie chien les petits enfants ( observ. 401). $^

. On reconnait quelquefois, en rassemblant les indices, que la proéminence du globe est due à des fongosités qui ont leur siége sur la duremère. Il m'a paru que telle était la cause de la maladie chez les sujets des observations 4025; 403 et 408 ( voy. aussi l'observation £. ci- sdéssmad s; pagé 7o). | / ^im

Quand la sortie du globe est occasionnée par une tumeur fongueuse dont le siége est dans le fond de l'orbite, il est impossible de porter un pronostic consolant. Il est rare que l'on ‘puisse déterminer la nature de l'excroissance et le point auquel ses progrès s'arréteront ( obs. 410, AM voyez ci-dessus, obs. g., page 71). | |

L’abcès qui se forme dans le tissu adipeux de l'orbite est le plus souvent exempt d'un grand danger. Il déplace l’œil, et perce ensuite le tissu cutané d'une des deux paupières, pour se frayer une issue au -dehors (voyez pl. 56, fig. r; et cidessus, page 93). Dans quelques cas rares, il est accompagné des accidents les plus graves (obs. 16).

Lorsque les tumeurs qui font effort contre le globe deviennent squirreuses, il existe le plus grand danger. Jai vu plusieurs exemples du

DE L'ÉXOPHTALMIE. 49t squirre de la glande lacrymale : Boerrhaave en a vu un d'une St prodigieuse, chez une femme de Delft. |

J'ai recueilli plusieurs observations di tumeurs qui avaient leur origine dans l'intérieur du globe, à-peu-prés comme celle que l'on voit planche 34, figure 1. Une de ces excroissances resta stationnaire pendant quelques mois, il y a environ cinq ans; puis elle prit tout-à-coup un accroissement qui, en moins de trois mois , lui fit acquérir un volume tel, que le globe désorganisé ne jouissait plus d'aucun mouvement entre les paupières : la tumeur s'était étendue au tissu cellulaire de l'orbite, dont le gonflement faisait saillir l'oeil. de plus de huit lignes: Le malade refusait de se soumettre à Dons il s'y était enfin déterminé récemment , lorsqu'une maladie aiguë l'enleva. L'examen de cette tumeur me présenta les phénoménes qui sont aujourd'hui reconnus pour constituer le fongus hématode.

Depuis les savantes recherches que M. Breschet a faites récemment sur cette variété du carcinome,]je me suis aperçu, d'après le relevé de mes Journaux , qu'un grand nombre de tumeurs sanguines spongieuses que j'ai rencontrées, étaient des fongus hématodes et non ‘des cancers.

La tumeur que l'on voit planche 42, figure r, représente une tumeur cancéreuse. J'en ai vu une, il y a six ans, qui lui ressemblait beaucoup; elle était située sur l'oeil droit, vers le grand angle.

492 SECTION VIII, CHAPITRE I, partie sur la cornée et partie sur la sclérotique. Mademoiselle A*"*, sujet de cette observation, était venue à Paris pour me consulter; elle avait trente-huit ans, et était douée d'un tempérament sanguin et robuste. J'ai appris que, peu après son retour, la tumeur ayant augmenté, on fit l'extirpation du globe. L'orbite s'est remplie d'excroissances cancéreuses; la joue a été attaquée par cette horrible maladie, et la malade est morte quatre mois m l'opération (voyez aussi l'obs. 413). | | — J'ai vu plusieurs fois le cancer de l'œil commencer par une tumeur du genre de celle que l'on voit planche 4» , figure 1; mais qui, dans son origine, avait eu, pendant plusieurs mois, la couleur, la forme et la consistance d'une ‘petite sangsue. | Les Anglais se sont béaucoup occupés, depuis quelque temps; de rechercher les différences qui distinguent le cancer d'avec le fongus hématode. M. Breschet a traduit, avec cette exactitude qui le distingue, quelques passages des écrivains qui ont poussé le plus loin ces recherches, et dont les ouvrages sont peu connus ou peu pucr ong en France (1). .. Il résulte des recherches faites par M. Wardrop, quil a trouvé le fongus hématode. aussi rebelle que le cancer à l'emploi des remédes in-

- (x) Diction. des Sciences médic. tome XX, page 126.

DE L'EXOPHTALMIE. 493 ternes et externes : soit qu'il ait pratiqué luiméme l'extirpation du globe affecté de cette maladie, soit qu'elle ait été exécutée par d’autres, à sa connaissance, il ne l’a jamais vue suivie de succés; elle a toujours eu, au contraire, des suites funestes, excepté dans un seul cas dont la nature laissa du doute.

Je n'ai pas été plus heureux que M. Wardrop; je pense avec lui que, dans certains cas de succes, on a cru avoir guéri un cancer, tandis que le méme procédé a échoué, lorsqu'on l’a employé contre cette redoutable maladie.

J'invite le lecteur à consulter l'article de M. Breschet, sil veut connaitre la nature du fongus hématode, sur laquelle ce médecin a répandu une lumiére dont l'effet sera probablement de conduire à de nouvelles connaissances relatives à cette variété du carcinome.

Je ne saurais donc donner ici aucun précepte pour distinguer les cas où il faut enlever le globe de l'oeil: on doit, selon moi, s'en rapporter au chirurgien consulté, qui se décidera d’après l'état de la maladie et les occasions qu'il aura rencontrées de juger du bon ou du mauvais effet de cette opération dans les cas analogues à celui dont on lui soumettra l'examen.

Jévite méme d'employer l'ophtalmotome (voyez ci-dessus, page 326) lorsque les parties externes, étant d'ailleurs saines, le globe présente la moindre annonce de dégénérescence suspecte. J'ai noté

un grand nombre de résultats d'extirpations. du globe, tirés tant de ma pratique que de celle de praticiens célébres: je m'abstiens de les faire connaitre dans la crainte de décourager.

Pour óter un peu de sa valeur à ce dernier mot, je ferai mention ici d'une observation que M. Dumont, de la ville d'Eu, a bien voulu. me communiquer par une lettre en date du 28 octobre 1817. |

Une femme de quarante-cinq ans, d une faible constitution, avait l'oeil gauche. saillant entre les paupières; le globe dégénéré so pila les apparences d'un cancer.

-. M. Dumont, aprés avoir préparé, par un régime analeptique, la malade, affaiblie par les douleurs et une multitude de remédes, passa, le 20 novembre 1816, un fil dans la cornée, à l'aide d'une aiguille, pour saisir le globe, et il le disséqua dans son orbite par le procédé de M. Louis, opération qui fut plus facilement et plus promptement terminée qu'il ne s'y attendait. Il remplit ensuite de charpie seche la cavité orbitaire, et recouvrit les paupières d'un plumasseau, d'une compresse et d'une bande. Malgré la faiblesse de la malade, elle fut saignée du pied, et tenue à la diéte : elle fit usage de boissons acidules, d'eau d'orge, de potions calmantes avec le sirop de. Diacode, et d'infusion aqueuse de quinquina. Le troisieme jour, M. Dumont fut fort inquiet, en trouvant la paupière supérieure

DE L EXOPHTALMIE. 495 livide et couverte de phlycténes, qu'il scarifia sur-le-champ ; il la recouvrit ensuite d'une compresse trempée dans un mélange de vin chaud et d'eau-de-vie camphrée. Le quatriéme jour, la paupiére était toujours de couleur plombée; il retira la charpie de l'orbite pour la remplacer par de nouvelle. Il en fit autant le cinquième jour, et la charpie sortit couverte d'une mucosité glaireuse et rousse. La paupiére supérieure avait/pris une teinte légérement citrine, qui prouvait qu'il ne s'agissait que d'une simple ecchymose. Du dixième au onzième jour, la suppuration commenca à présenter une apparence satisfaisante et à perdre de sa fétidité. La terminaison fut complète en quarante jours, et. depuis, M. Dumont a vu deux fois cette femme jouissant d'une bonne santé.

Aussitôt apres l'opération, ? M. Grognet, chirurgien, et M. Dumont, lavérent le buys extirpé, et remarquérent que le corps vitré’ était converti en une humeur concrète semblable à la matière d'une figue séche, et d'une fétidité insupportable. L'intérieur des membranes présentait la méme couleur : en général, tout était confondu.

Je recommande instamment au lecteur de méditer le Mémoire de M. Louis sur l’extirpation de l'œil (1). Le procédé que ce célèbre chirurgien

(1) Mémoires de l’Académie royale de Chirurgie, tome V, édit. in - 4°.

496 SECTION VIII, CHAPITRE II, décrit pour l'exécution de cette opération, est précis et fondé sur la structure des parties. Aprés avoir lu cette savante monographie et l'article de M. Breschet, on connaîtra tout ce que la science possède jusqu'à ce jour de plus important sur la saillie et la dégénérescence du globe. Lorsque la tension était portée au dernier degré, et que la tumeur n'avait aucun caractère suspect, il m'est arrivé quelquefois de vider le globe, et de voir, pendant la suppuration, tous les accidents tomber, et la tumeur diminuer au point que le besoin de l'exürpation ne se faisait plus sentir. Le plus souvent, je me contente de traiter l'exophtalmie par les moyens généraux indiqués par la cause qui l'a produite, et heureusement le déplacement du globe n'est pas , dans le plus grand nombre de cas, un accident grave.

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