‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 51 sur 93 · TROISIÈME PÉRIODE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PÉRIODE

La rupture des enveloppes de l'œil par la tumeur amène, au ])ûut d'un certain temps, la cessation des accidents glaucomateux et un amendement général de tous les symptômes. C'est le commencement de la troisième période.

Tantôt la cornée se ramollit, devient trouble, grisâtre, et se nécrose dans une de ses parties, l'humeur aqueuse s'écoule au dehors ! et les douleurs se calment pour quelques jours, puis le cristallin et l'iris sont expulsés à leur tour, et un bourgeon charnu jaune-rou- ,L;eâtre, d'un aspect caractéristique, vient occuper la perforation. C.clle-ci peut se faire soit au centre de la cornée, soit dans plusieurs points de son étendue à la fois, soit enfin sur sa limite, au niveau (lu canal de Schlemm.

A ce moment le diagnostic est des plus faciles. Les antécédents --uffisent à distinguer le sarcome de la cornée staphylomateuse ; quant aux tumeurs extra-oculaires primitives, elles ne s'accom- [lagnent jamais d'affections profondes de l'œil.

Quand la rupture intéresse la sclérotique ; elle a lieu dans les points affaiblis parle passage des vaisseaux, c'est-à-dire à l'insertion des muscles droits, à l'équateur de l'œil, ou autour du nerf optique. La tumeur vient-elle à se frayer une issue en arrière vers h's parties molles de l'orbite, il survient une exophthalmie souvent considérable ; se fait-elle jour vers l'hémisphère antérieur, on la voit bientôt soulever de plus en plus la conjonctive et refouler l'œJl de côté sous les paupières. Celles-ci deviennent rouges, se tuméfient, et on aperçoit alors entre elles une masse bosselée, irré- ,-ulière, bleuâtre, rougeâtre ou noirâtre, suivant la nature de l'affection.

Dans tous les cas, la dégénérescence gagne rapidement les par-

ties molles environnantes, et bientôt tout le contenu de l'orbitf; se trouve envahi et désorganisé.

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