HISTOLOGIE NORMALE ET PATHOLOGIQUE DE L'APPAREIL
CRISTALLINIEN.
ZONULE.
La zonule de Zinn joue le rôle de ligament suspenseur du ! cristallin. A son origine, un peu en arrière de l'ora serrata, elle 1 présente une structure fibrillaire et semble se perdre insensiblement à la surface du corps vitré. Elle n'est donc pas, comme on le croyait jadis, le prolongement et la terminaison de la membrane j hyaloïdienne se portant vers la cristalloïde, après avoir enveloppé j le corps vitré. D'après Iwanoff, du reste, cette enveloppe n'existe- i rait pas, le corps vitré serait en contact immédiat avec la limitante | interne, formée elle-même par l'épanouissement terminal des fibres s de MuUer. ;
Au niveau de l'ora serrata, la zonule est recouverte et comme i doublée par la limitante ; la réunion de ces deux feuillets est tellement intime qu'ils paraissent ne former qu'une seule membrane, disposition anatomique qui a longtemps prêté à la confusion. Elle suit les sinuosités du corps ciliaire, et, reprenant sa structure fibrillaire, elle se termine sur le bord équatorial du cristallin, en se soudant à la cristalloïde par l'intermédiaire d'une substance vitreuse parfaitement translucide.
On admet généralement qu'en atteignant le bord équatorial du cristallin, la zonule se divise en deux feuillets, dont l'un s'insère sur la cristalloïde antérieure, l'autre sur la postérieure, de ! façon à comprendre le canal de Petit dans leur dédoublement. D'après les recherches d'Iwanoff, qui semblent devoir modifier encore l'idée qu'on se faisait de cette disposition anatomique,