‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 101 sur 344 · Taylor, Arch. d'opht., 1890, p · texte numérisé non relu

Taylor, Arch. d'opht., 1890, p

du côté opposé, et que Wolfï'1 se déclare satisfait de la conjonctive du lapin, alors que nous avons échoué môme avec celle du chien, qui est plus résistante.

Dans l'espoir de mieux faire, nous avons taillé à la tempe et à la joue des lambeaux cutanés à pédicule qu'on insinue à travers une boutonnière pratiquée dans le sillon orbito-palpébral, et qu'on fixe par des sutures contre la face tarsienne de la paupière préalablement détachée du globe. De la sorte on peut espérer que les deux peaux adossées n'ont plus de tendance à s'accoler au globe. Une fois la prise du lambeau assurée, on sectionne son pédicule et l'on suture les lèvres de la boutonnière qui lui a livré passage.

Dans un cas où les deux paupières supérieure et inférieure adhéraient à la totalité de la cornée, un lambeau en forme de raquette, pris sur la tempe et ayant son pédicule près de l'orbite, nous a suffi pour doubler la face postérieure des deux paupières disséquées. Au bout de trois mois le lambeau d'emprunt fut partagé horizontalement en deux moitiés et nous eûmes la satisfaction de constater qu'il adhérait à toute la face interne des paupières. Seulement les culs-de-sac bicutanés n'avaient pas la profondeur suffisante pour contenir un œil de verre artificiel, bien que le globe fût antérieurement réduit à l'état de moignon sous l'action de l'acide sulfurique lancé au visage dans un but de vengeance.

Le procédé que nous venons de décrire avait été tenté déjà sans plus de succès par Lipincott, Kuhnt et Snellen.

Sainelsohn2 lui reproche à tort de ne convenir que pour de petits symblépharons, vu t qu'en donnant au lambeau la forme en raquette, on parvient à le faire passer à travers la boutonnière palpébrale, alors même qu'il serait large. L'opération citée plus haut en est la preuve.

Dans un cas grave de symblépharon total, où tous les procédés autoplastiques et hétéroplastiques avaient échoué, Samelsohn a réussi en empruntant successivement à chaque paupière un lambeau quadrilatère adhérant au bord libre, qu'il fixe à la face postérieure de la paupière opposée. Une fois la reprise effectuée, l'auteur sectionne à sa base le lambeau qui remplace désormais la conjonctive absente!

L'embryologie nous enseigne que les paupières, partie intégrante du tégument externe, se continuent avec la cornée, dont le feuillet

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