‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 118 sur 344 · AVeecks, Congrès internat, de Berlin · texte numérisé non relu

AVeecks, Congrès internat, de Berlin

Pour calmer la douleur, on applique sur l'oeil fermé des compresses trempées dans une solution froide d'acide borique à 4 pour 100. Avec de Graefe, Ruèle et d'autres, nous pensons que le froid humide contribue à apaiser le travail phlegmasique et à modérer la purulence. Les applications chaudes préconisées par Arlt ne conviennent que lorsqu'on se propose d'activer la phagocytose, ou qu'il s'y ajoute des complications cornéennes.

A mesure que l'inflammation décroit on se sert de solutions caustiques de plus en plus faibles, et une fois la sécrétion devenue muqueuse on substitue au nitrate d'argent les collyres au sulfate de zinc, au borax ou à l'alun. Ceux d'acétate de plomb ne doivent être employés qu'avec ménagement, vu qu'ils ont l'inconvénient de laisser un dépôt qui s'incruste dans les tissus et ne tarde pas à prendre la couleur de la plombagine.

Un autre topique qui nous a rendu de réels services est le bleu d'éthyle, bien préférable à l'iodoforme.

Comme lavage, l'acide borique, le napbtol (3 à — -j ou à -j^, le permanganate à j^ô ou ToTtô sont mieux tolérés que les solutions mercuriques, sauf celle faible de biiodure à 1 sur 20 mille.

Rarement, et seulement dans les cas suraigus, on est conduit à appliquer des sangsues à la tempe ou à pratiquer des scarifications sur la conjonctive turgescente et œdématiée.

Contre la conjonctivite catarrhale chronique, le sulfate de zinc et le nitrate d'argent à très faible concentration (Os',05 pour 5 d'eau distillée) réussissent.

La formule tant vantée de ïïorst se compose de :

Eau 100 grammes

Sulfate de zinc '2 grammes

Chlorhydrate d'ammoniaque 0Er,75

Camphre 0e', ib

Safran 10 grammes

qu'on fait macérer à 55 ou 40 degrés jusqu'à parfaite dissolution. Deux ou trois fois par jour on l'applique au pinceau, soit pure, soit coupée avec moitié d'eau.

Lors de blépharite marginale avec excoriations et croûtes, un traitement additionnel devient nécessaire.

On enlève les croûtes avec une pince qui sert en même temps à avulser les cils malades ou déviés; on lave les paupières antiseptiquement, et l'on applique pendant une demi-heure malin et soir des compresses trempées dans les mômes liquides modificateurs. Contre les excoriations tenaces on pratique de temps à autre de légers attouchements avec une solution au nitrate d'argent à -—; si les paupières

sonl fortement collées au réveil, le malade étale le soir en se couchanl une petite quantité de pommade à la vaseline seule ou à parties égales de lanoline et contenant soit du bioxyde d'hydrargyre, soit du calomel, dans la proportion de -™.

On devra s'assurer par le cathétérisme si les eanalicules lacrymaux fonctionnent bien et si leur direction est normale, se rappelant que bien des catarrhes chroniques sont entretenus par l'imperméabilité de ces voies d'excrétion.

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