Kalt, Thèse de Paris
rapport à l'objet fixé montre qu'on ne se sert que d'un seul œil; or, c'est ce qui arrive lorsque la vision binoculaire ne peut s'exercer normalement. Partant de là, l'auteur préfère aux exercices stéréoscopiques et à la gymnastique des muscles, recommandés par Michel1, Spalding2, BulP et Snell4, l'application naturelle des yeux avec les verres correcteurs portés en permanence.
Quant aux courants continus proposés par Landsberg6 et Driver6, en vue de renforcer les muscles supposés affaiblis, ils sont peu employés.
Dans les yeux myopes, il y a prédominance marquée de l'abduction, tandis que l'adduction se trouve plus ou moins entravée par la forme allongée du globe et la réduction de l'angle 7 souvent nul ou négatif. L'anisométropie et toute cause d'amblyopie concourent puissamment à porter l'œil en abduction, attitude envisagée par Stilling7 comme position de repos du globe. Cela est surtout vrai dans les yeux fortement myopes où les droits internes doivent lutter constamment. L'impulsion à la convergence une fois rompue, le strabisme, d'abord latent et périodique, finit par devenir fixe, plus rarement alternant d'une façon durable. Ce qui prouve toutefois ici comme ailleurs le défaut d'impulsion venu des centres coordinateurs, c'est l'apparition d'un strabisme divergent sur des yeux manifestement hypermétropes, et dont la musculature n'offre rien d'anormal.
Le strabis'mc divergent revêt presque toujours au début la forme latente, surtout dans la vision de près. On lui donne alors le. nom d'insuffisance des droits internes ou, ce qui est plus exact (Parinaud), celui d'insuffisance de la convergence. Les muscles adducteurs conservent dans ces conditions leur puissance contractile, et s'il survient une réduction du champ de regard, elle est secondaire par rétraction du droit externe, à quoi s'ajoute l'allongement de l'adducteur.
Lorsqu'il y a impotence fonctionnelle des adducteurs, que celle-ci soit primitive ou due à la fatigue, il survient presque toujours du