‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 13 sur 344 · Stillikg, Origine du Strabisme, Strasbourg · texte numérisé non relu

Stillikg, Origine du Strabisme, Strasbourg

spasme accommodatif. Ce spasme, qui exagère la myopie préexistante, se rencontre au début du strabisme et tant qu'il reste latent.

On reconnaît Y insuffisance de la convergence par Yasthénopie particulière qui en résulte. Le travail de près, lecture ou écriture, provoque bientôt une fatigue des yeux qui s'accompagne de douleurs surtout prononcées à la racine du nez et au front; les objets visés se troublent ou même se dédoublent. En regardant le sujet, on ne tarde pas à s'apercevoir que l'un des yeux tend à se dévier vers la tempe, plus rarement du côté du nez. Le trouble visuel en question se dissipe par le repos momentané des yeux, mais pour reparaître chaque fois que l'individu fixe à nouveau.

Pour la détermination de l'insuffisance, nous avons exposé dans la partie optique le procédé de v. Grsefe consistant en une ligne noire verticale avec un point noir au milieu, et l'emploi de prismes déviateurs de 15°. Ce mode de détermination est loin d'être exact; en effet, les conditions de la vision normale sont ici entièrement changées, et l'on est parfois conduit à trouver de l'asthénopie de la convergence là où

elle n'existe pas. Landolt est dans le vrai lorsqu'il affirme que l'amplitude absolue de la convergence, s'obtient bien mieux par la recherche du punctum proximum au moyen de la fente lumineuse, et de celle du remotum à l'aide des prismes adducteurs. Rien n'est plus facile que d'exprimer alors la valeur en angles métriques. Le schéma ci-joint que nous empruntons à Landolt1 indique les diffé rents types A, B, C, D, de l'amplitude de convergence. Tout ce qui se trouve au-dessus de la ligne 00, correspondant Fig. 163. au parallélisme des lignes du regard,

appartient à la divergence; les chiffres placés au-dessous représentent en angles métriques ceux de la convergence. A, B, C, D correspondent à des cas donnés d'insuffisance.

Des troubles plus avancés rentrent dans ce que Parinaud2 a décrit sous le nom de paralysie de la convergence, qu'il subdivise en essentielle et en combinée; à son avis elle est indépendante du strabisme et se rattache à la névropathie.

La paralysie essentielle peut intéresser la partie positive de la convergence, auquel cas elle se traduit par une diplopie croisée qui

1. Landolt, The Réfraction ami Accom. of the Eye, Edimbourg, 1886, p. 505.

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