v. Giuefe, Arch. f. Opht., I, p
du médicament porte sur Unis les points de la conjonctive, ou n'hésitera pas à débrider la commissure externe.
Rarement une seule cautérisation suffit; au début on est obligé de les répéter toutes les vingt-quatre heures, exceptionnellement toutes les douze heures. À mesure que la suppuration se tarit et que le gonflement décroît, on se contente de les faire tous les deux ou trois jours, surtout busqué le revêtement du métal déposé sur Pépithélium ne se détache qu'avec lenteur. Une précaution importante consiste à continuer les applications du collyre de nitrate d'argent, en atténuant la concentration, aussi longtemps que la muqueuse et les paupières n'ont pas repris leur aspect normal et que. la sécrétion muco-purulente continue; faute d'y prendre garde, on s'expose à des retours offensifs. Ce n'est qu'à la fin, alors qu'il subsiste un léger catarrhe, qu'on peut se contenter de collyres au sulfate de zinc, au plomb ou au borax.
L'efficacité du nitrate d'argent s'explique par son action germicide sur les gonocoques et les ptomaïnes phlogogènes, peut-être aussi par la propriété dont il jouit, d'après Prosorolf, d'activer la diapédèse et partant la phagocytose.
D'autres substances, la pyoctanine, l'iodoforme et le sublimé, que Conradi, Buzzi, Scarpa, Reich, Iwanoff, Below, Wickerkiêwicz, Guaita et Staderini vantent beaucoup, ne nous semblent pas supérieures au nitrate d'argent.
Le sublimé s'emploie généralement en solution de 1 à i pour 500 d'eau, qu'on applique directement et en pulvérisations.
L'action du froid humide a l'avantage d'apaiser les douleurs, de modérer la réaction inflammatoire et de bâter le dégonflement destissus, à la condition de se servir de compresses évaporantes plutôt que. de sacs de glace, qui exposent à une trop forte réaction s'ils ne sont pas surveillés. Sitôt que le malade cesse d'éprouver du bien-être, on les remplace par des compresses d'eau conformément au conseil de v. Grsefe.
Les scarifications sur les parties chéniotiques de la conjonctive soûl d'un usage courant, et pourtant rien n'est moins démontré que leur utilité. On est parti de l'idée erronée que l'ulcération et la nécrose de la cornée étaient le résultat mécanique du chémosis, alors qu'elles sont dues en réalité à l'infiltration de son tissu par des microbes ot des ptomaïnes après chute de l'épithélium. On se sert pour les pratiquer du scarificateur Desmarres, ou mieux de ciseaux tins qui permettent de multiplier les mouchetures sur les points les plus œdématiés.Leur principal avantage consiste dans la déplétion des vaisseaux,