‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 131 sur 344 · Deutsciijiasx, Arch. f. Opht., XXXVI · texte numérisé non relu

Deutsciijiasx, Arch. f. Opht., XXXVI

2. Hocquard et Coppez, Joum. méd. de Bruxelles, 1883, p. 441.

on n'a enregistré que 15 contaminations, dont 7 guérirent complètement par le traitement classique au nitrate d'argent et 6 d'une façon incomplète. Depuis, Pinard a substitué la solution aqueuse d'acide citrique, dont il s'applaudit également.

Une fois l'affection déclarée et tant qu'elle reste franchement purulente, le nitrate d'argent en solution de 0,50 à 1 pour 100 constitue toujours le meilleur traitement. On y combine les compresses froides évaporantes, qu'on renouvelle.

A mesure que la résolution s'accentue, la sécrétion décroît et tend à devenir muqueuse; le moment est arrivé de substituer au nitrate le collyre de sulfate de zinc ou tout autre jusqu'à cessation de l'écoulement.

En cas de complication diphtéritique, on ne recourra au nitrate d'argent qu'après que le processus inflammatoire aura cédé aux applications chaudes antiseptiques. Fieuzal1, Coppez\ Abadie3 dans les formes croupales et même diphtériliques, préconisent les badigeonnages au jus de citron répétés toutes les 6 heures, jusqu'à disparition des pseudo-membranes. Pour notre compte, nous préférons ceux à la glycérine phéniquée à -^, dont on fait une ou deux applications dans les 24 heures, en même temps que des pulvérisations avec une solution chaude de sublimé à ~^.

Contre les ulcérations de la cornée, les myotiques, l'iodoforme, et, en cas de menace de perforation, la paracentèse du fond de l'ulcère, contribuent à prévenir la production de slaphylomes. Les taies consécutives comportent l'emploi des topiques éclaircissants et au besoin l'iridectomie optique. Étant donnée l'influencedu mauvais état général, on s'adressera à l'hygiène et aux toniques.

Grâce à l'ensemble des moyens précédemment indiqués, employés à temps et avec persévérance, on parvient à se débarrasser du fléau, qui fournit encore le tiers des aveugles qui peuplent les hospices.

C. — CONJONCTIVITE PHLYCTÉNULAIRE OU PUSTULEUSE. — HERPÈS DE LA CONJONCTIVITE

Sous ces dénominations diverses, on décrit une affection de la conjonctive caractérisée au début par l'apparition de vésicules à contenu liquide. Elle siège sur la portion bulbaire, au proche voisinage de la cornée, qu'elle envahit souvent.

Au point de vue clinique on reconnaît trois formes : la solitaire ou par groupe, la ■pêricornéenne miliaire et celle pustulo-itlcérexise .

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