BmixETi, Arch. f. Aug., XXI, p
5. Sciioll. Ceniralb. f. prah. Augenh., avril, 1890. 4. Ssoukatciieff, Wiestnick Opht., mai-juin, 1890.
d'autant plus que les poussées subséquentes peuvent être plus graves que celles qui les ont précédées.
La variété dite printanière « fruhjahrskatarrh » des Allemands, décrite comme une entité à part par Brakhaus ' et surtout Sœmiselr, n'offre de spécial que sa périodicité saisonnière. Elle revêt habituellement la forme de grosses pustules à base indurée, au niveau du limbe. Comme il ne se fait presque pas de sécrétion et que la cornée reste indemne, le pronostic n'est pas sérieux, d'autant plus qu'elle s'attaque à des enfants et à des adolescents de trois à dix-sept ans, dont la santé laisse peu à désirer.
Le traitement de la conjonctivite phlycténulaire varie suivant les formes.
Dans celles vésiculcuse ou pustuleuse sans participation de la cornée on se trouvera bien des insufflations de poudre de calomel impalpable et très sèche. On les pratique de deux à trois ibis par semaine au plus, au moyen d'un petit pinceau en blaireau qu'on charge légèrement et qu'on secoue, les paupières étant tenues ouvertes entre le pouce et l'index de la main gauche. La sensation désagréable éprouvée par le malade ne tarde pas à disparaître, et le mieux se manifeste par la disparition des vésicules, la cicatrisation rapide des ulcères superficiels cl l'éclaircissement progressif des taies de la cornée.
Lors d'ulcérations profondes du limbe, cette médication aborlive est nettement contre-indiquée ; nous donnons alors la préférence à la pommade d'iodoforme, aux compresses chaudes, aux collyres de salicylate d'ésérinc ou de nitrate de pilocarpine et au bleu d'éthyle à 1 ou 2 pour 1000. Ultérieurement la pommade au calomel puis celle au bioxyde jaune d'hydrargyre contribueront à la cicatrisation et à l'éclaircissement de la cornée : on réserve la poudre de calomel pour le moment où l'irritation s'amende.
La variété printanière récidivante comporte en général les lotions et les collyres à l'acide borique, au borax, au sulfate de zinc ou au sous-acétate de plomb à la dose faible de -^ au plus ; s'il y a un catarrhe prononcé, ce qui est exceptionnel, Sœinisch conseille de légers attouchements avec une solution de nitrate d'argent à ~. Pour obvier à la photophobie, le port de verres fumés est nécessaire.
La forme miliaire ayant pour siège le limbe conjonctival constitue une éruption qui se rapproche de l'eczéma cutané. Les topiques pulvérulents et les pommades sont mal tolérés, et l'on se trouve généralement mieux des lotions chaudes et des collyres au borax, au biborate de soude, ou au sulfate de zinc à faible concentration ~. Tout à fait à
i. Brakhaus, Inaug. Dissert, Bonn, in-8, 1872. 2 Sœmisch, Grsefe und Sœmisch Haittlb., IV, p. 25
la fin, la pommade à la vaseline et au dermatol contenant de l'oxyde de zinc et une petite proportion de cocaïne, contribue à la guérison.
Fukala1 pense que dans la majorité des cas la conjonctivite phlyclénulaire succède à la blépharite marginale ; aussi attache-t-il une importance capitale au traitement de cette dernière. En vue d'en obtenir la guérison, il conseille les cautérisations au nitrate d'argent, et dans les formes rebelles l'excision de la lèvre antérieure du bord libre des paupières, qu'il suture au catgut fin.
Quelque soit le traitement local, on ne saurait obtenir une guérison parfaite et prévenir les rechutes qu'en s'attachant à modifier le mauvais état de la nutrition et surtout le lymphatisme. Pour cela, l'hygiène bien entendue, la vie au grand air, principalement au bord de la mer, les bains chlorurés sodiques, le massage, rendent d'incontestables services. Une nourriture azotée dans laquelle entrent pour une grande part des corps gras, lard, beurre, crème, procure chez les enfants chétifs des guérisons qu'on aurait demandées en vain au traitement topique le mieux dirigé.
Chez les individus bien constitués atteints de conjonctivite herpétique, ou saisonnière, les alcalins, l'arsenic, les purgatifs salins et un régime doux sont indiqués.
Avant d'instituer le traitement, il faut s'assurer s'il n'existe pas un état morbide antérieur de l'œil capable d'entretenir la maladie.
A cet égard la blépharite ciliaire chronique, le trichiasis, les granulations de la conjonctive tarsienne, la sténose ou réversion des canalicules lacrymaux et le catarrhe du sac méritent une attention toute particulière.
Lors de blépharospasmc symptomatique violent, la canthoplastie combinée au besoin à la section verticale du ligament orbito-tarsal au ras du bord orbitaire externe, suivant le conseil d'Agnew2, rend des services.
D. — CONJONCTIVITE FOLLICULAIRE
La conjonctivite folliculaire, appelée encore catarrhe infectant, est une affection commune que bien des auteurs confondent avec les granulations ou trachome. Au point de vue clinique, Preuss, Sœmisch et deWecker pensent, et nous sommes de leur avis, qu'une distinction est nécessaire.
Remarquable par sa ténacité et sa tendance aux récidives, elle prédispose à des lésions cornéennes, principalement chez les dyscrasiéset les sujets lymphatiques. Non seulement l'homme, mais aussi divers