‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 134 sur 344 · Agnew, Ann. d'ocul., LXXIV, p · texte numérisé non relu

Agnew, Ann. d'ocul., LXXIV, p

animaux, tels que le chat, le chien, le lapin, le pore et le cobaye, en sont souvent atteints.

Cette conjonctivite, dite folliculaire à cause de la présence de petites saillies arrondies rappelant les conglomérats lymphatiques du pharynx et de l'intestin, occupe de préférence le cul-de-sac conjonctival inférieur au voisinage des commissures.

Au début et à l'état chronique, lorsqu'il n'existe pas d'hyperhémie et de sécrétion abondante, ou aperçoit de légères élevures gris rougeàtres, parfois translucides et lisses à la surface. Leur étendue dépasse rarement 1 millimètre et décroit à mesure qu'on se rapproche du tarse. Le cul-de-sac supérieur en offre également, mais toujours moins abondantes, peu développées et aplaties par la pression du globe.

L'étude histologique a été faite par plusieurs auteurs. La figure

Fig\ 2Ô8. — Coupe histologique de la conjonctive folliculaire (d'après Sœmisch).

a, épithélium. — b, slroma conjonctival. — c. accumulation de cellules. — e, mêmes cellules

réunies en foyer. — d. replis de la membrane.

qu'en donne Sœmisch1 reproduit très exactement leur structure.

Ainsi que nous avons pu le vérifier, il s'agit toujours d'un amas de cellules rondes, identiques à celles du stroma lymphoïde normal delà conjonctive. Comme il n'y a point de capsule engainante, il en résulte que l'amas cellulaire ne se distingue des parties voisines que par le grand nombre et le tassement des éléments juxtaposés. La partie correspondante de l'épi théliurn est nécessairement soulevée mais sans prolifération manifeste, preuve qu'il y reste étranger.

Sous les follicules ainsi constitués on trouve le mince stroma de la

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