Sœmisch, Grzefc-Sœmisch, t. IV, p
muqueuse et au-dessous une couche de tissu conjonctif normal; seuls les vaisseaux sont souvent dilatés et gorgés de sang.
Sousquelle influence survient cette altération dustratum lymphoïde, c'est ce qu'il nous reste à examiner.
Dans la forme aiguë avec sécrétion catarrhale abondante, l'affection estnettement contagieuse, ainsi que le prouve sa propagation fréquente dans les écoles, les casernes, les prisons ou les ateliers.
Lorsque au contraire elle procède à froid et reste cantonnée aux culs-de-sac, elle passe inaperçue. C'est à peine si l'individu se plaint d'une sensation de picotements et de sécrétion muqueuse surtout apparente le matin au réveil au niveau des commissures. Dans ces conditions, la contagion n'est guère à craindre.
Partant de là, on est en droit de conclure qu'un agent infectieux surajouté aggrave l'affection d'ordre primitivement irritatif, ainsi qu'en témoigne sa production par certaines substances, ésérine et sulfate d'atropine en collyre. Il est vrai que cette conjonctivite toxique diffère par la participation de la peau des paupières, qui deviennent rouges, chémotiques, souvent eczémateuses, et par le nombre restreint des follicules.
D'après Glorieux1, l'action de l'atropine tiendrait non à l'impureté de la préparation, ni à la présence de microbes, mais à la paralysie des vaso-moteurs, d'où hyperhémie. 11 s'en est assuré en injectant l'alcaloïde sur l'oreille du lapin et la patte de la grenouille ; quant aux prédispositions individuelles, il les attribue à la faiblesse de la tunique musculaire des vaisseaux. Venneman est arrivé à des conclusion analogues.
L'usage prolongé des pommades à base de mercure et du collyre au nitrate d'argent, ainsi que l'administration simultanée d'iodure de potassium par la bouche et de préparations hydrargyriques, sont aptes à provoquer des conjonctivites similaires. Chez un individu dont on saupoudrait l'œil de calomel et qui prenait de l'iodure de potassium à l'intérieur, Meurer2 observa une forte inflammation de la conjonctive qu'il attribua à la combinaison sur place de l'iodure contenu dans les larmes avec le mercure.
Dans la forme aiguë de la conjonctivite folliculaire, les cautérisations au nitrate d'argent risquent d'aggraver le mal ; aussi doit-on se borner tant que dure la purulence à des loi ions et à des compresses froides à l'acide borique ou à l'extrait de saturne mitigé.
Pour celle subaiguë et chronique, les solutions faibles de nitrate d'argent, la pommade au calomel ou au précipité jaune, rendront des