Decoxdlï, Ami. de la Soc. de Méd. de Gand, 1840, p
2. Saiiiiscii, llandb. f. Gesarnmt Augenlieilk., IV, p. 42. 5. IUelhjian.s, Grœfe's Arch. f. Opht., XXIX. 2. p. 73.
4. MoAiino, Anal. path. de la conj. follicul. et du trachome, Naples 1891.
à se toucher et à se confondre, pendant que le stratum épithélial et la membrane basale éprouvent l'altération myxomateuse. Les follicules en dégénérescence graisseuse font saillie à la surface comme autant de bourgeons charnus, s'éliminent et laissent subsister à leur place des ulcérations visibles à la loupe, dont la cicatrisation se fait par du tissu fibreux sous forme de brides entropionnantes.
Dans les formes chroniques, la conjonctive, s'infiltre en totalité, et son épithélium subit une forte dégénérescence myxomateuse, ainsi que cela a été bien établi par Burkard. Schweigger appelle cette variété trachome mon ou succulent (sulzig).
Partant des données anatomiques qui précèdent, Rachlmann conçoit le trachome comme une inflammation folliculaire ulcérative aboutissant à la destruction des éléments adénoïdes et à leur substitution par du tissu cicatriciel. Celui-ci représente des brides rayonnées que du pigment hématique colore parfois en jaune. Plus la marche du travail ulcératif se prolonge, plus la cicatrice est étendue; le tarse, envahi à son tour, se recroqueville et les glandes de Meibomius se détruisent partiellement. Au point de vue de son extension, le travail cicatriciel intéresse une partie ou la totalité de la muqueuse.
Jusqu'ici, nous n'avons pas parlé de glandes néoformées qui. d'après Berlin etlvvanolf, constituent l'essence même des granulations. D'accord avec Vicentiis, Ciaccio, Reich, Baumgarten, Slieda, Satller1 et Rachlmann, nous pensons qu'il s'agit là d'une erreur d'interprétation. Tandis que chez le nouveau-né la conjonctive est lisse et dépourvue de couche adénoïde, aussi bien chez l'homme que chez les animaux, elle en possède plus tard. Brucke'2, qui l'a découverte chez le bœuf, l'a vue se développer graduellement jusqu'à un âge avancé. Les sillons envisagés à tort par Renie et d'autres comme des glandes mucipares tubuleuses dérivent de là. Dans l'ophtalmie granuleuse, ces glandes, bien décrites par Stieda, sont séparées par des saillies papilloïdes et des dilatations ampullaires remplies de mucus.
Autour de ces productions pseudo-kystiques, surtout abondantes dans le trachome mou, il se fait une accumulation de cellules lymphatiques qui, pas plus que les amas épithéliaux que l'on rencontre dans les mailles du tissu cicatriciel, n'ont la signification de glandes nouvellement formées.
D'après Rachlmann, l'hypertrophie avec sclérose du tissu conjonctif sous-muqueux explique le recroquevillement constant du tarse, sans même que ce dernier participe à la lésion. Sur 7 dissections, il dit l'avoir trouvé 5 fois intact, et quant à sa dégénérescence graisseuse.