‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 139 sur 344 · Sattler. Arch. f. 0pht.,TOll, i, p. I · texte numérisé non relu

Sattler. Arch. f. 0pht.,TOll, i, p. I

2. DimcKE, Zeitschr. /'. Wissenschaft Zonl., IV, p. 29i, 1855.

elle serait secondaire. La sclérose des acini glandulaires de Meibomius, l'altération hyaline de l'épithélium sécréteur et la dilatation des canalicules excréteurs, constituent au contraire des lésions communes.

La conjonctive rétractée et sclérosique provoque du symblépharon partiel ou total, fait sur lequel Arlt1 a le premier fixé l'attention.

G. Moauro, par des études histologiques comparatives entre la conjonctivite folliculaire et le trachome, est parvenu à se convaincre que l'opinion de Raehlmann sur l'identité des deux affections n'est pas exacte.

D'après lui, la première s'attaque au stratum lymphoïde sousmuqueux, alors que le vrai trachome consiste en un tissu né sous l'action d'un agent infectieux, à l'instar du follicule tuberculeux expérimental. Comme ce dernier, le follicule trachomateux se compose d'éléments épithélioïdes, de cellules géantes multinucléées ou non et de leucocytes immigrés. Cette prolifération de cellules préformées s'étendrait jusqu'au stratum épithélial et aux glandes de. Meibomius et de Krause. Parvenus à leur développement complet, les nodules trachomateux pauvres en vaisseaux se détruisent par nécrobiose; il en résulte des ulcérations qui envahissent le stroma conjonctif dont les cellules fixes prolifèrent et constituent le tissu cicatriciel. Vennemann2 dit y avoir rencontré des boules hyalines analogues à celles décrites pour la première fois par Cornil et Alvarez dans le rhinosclérome ; ces corps sont colorablcs par la fuchsine et le carmin.

Pour compléter l'étude anatomo-pathologique, il nous reste à parler d'une complication fréquente, à savoir du pannus trachomateux. D'après Raehlmann5, il s'observe surtout chez les scrofuleux et débute par des plaques ou des infiltrations sous-épi théliales, qui ne tardent pas à se vasculariscr de la périphérie au centre, sans que l'épithélium cornéen se soulève comme dans la conjonctivite pblycténulaire. A une seconde et à une troisième phase, la surface s'exfolie et se recouvre de bourgeons charnus, d'où il résulte des cicatrices ou des staphylomes de la cornée.

Pour cet auteur, la lésion fondamentale consiste en follicules trachomateux analogues à ceux de la conjonctive, sauf qu'ils sont aplatis. D'après lui, les irritations mécaniques par blépharospasme, trichiasis, entropion, n'auraientd'autreeffet que d'exulcérer lcsplaques lymphoïdes en question, alors que pour nous la sténose des paupières aurait sur la production du pannus un rôle des plus manifcsles. Nous en dirons autant de l'action corrosive du pus sur l'épithélium cornéen pour les

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