‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 140 sur 344 · Raehlmann, v. Graefe's Arch., XXXIII, 2. p · texte numérisé non relu

Raehlmann, v. Graefe's Arch., XXXIII, 2. p

formes épidémiques et suraiguës de l'ophtalmie. Déjà Bénédict1 avait bien fait ressortir ce point à propos de l'ophtalmie d'Egypte où, dit-il avec raison, les granulations et le pannus apparaissent souvent après une première période de purulence.

Depuis les nouvelles découvertes bactériologiques, bien des travaux ont paru concernant la nature microbienne du trachome.

Horner2 soutient que la conjonctivite folliculaire et le trachome dérivent d'une infection. Sattler\ puis Leber et Haab, ont rencontré dans les granulations et le tissu conjonctif des microcoques analogues à ceux de la blennorrhagie, contenus pour la plupart dans les cellules, non par deux, mais par trois ou quatre; des inoculations faites sur la conjonctive de l'homme auraient donné deux fois des résultats positifs.

Mandelstamm* nie que le microcoque soit l'élément pathogène du trachome, puisqu'on le retrouve non seulement dans la blennorrhée de la conjonctive, mais dans n'importe quel processus inflammatoire chronique de cette membrane.

Koch3, ayant étudié sur place l'ophtalmie d'Egypte, a trouvé deux sortes de microbes : un diplocoque en apparence identique à celui de Neisser, plus un fin bacille dont la présence au milieu des corpuscules du pus serait constante.

Pour GilTord6, dans la conjonctivite eczémateuse et folliculaire, la flore microbienne serait plus riche, puisqu'il ne signale pas moins de 7 espèces de microbes, dont 5 pathogènes.

Kucharsky7 considère celui qu'il a trouvé comme l'analogue du staphylococcus albus et d'autres micro-organismes de l'air. Les inoculations faites avec les cultures ont toujours été négatives, alors qu'il dit avoir réussi en se servant directement du tissu trachomaleux.

Pour Michel*, l'élément spécifique appartient à la classe des diplocoques, avec ces particularités, qu'il est très ténu, facilement colorable par les réactifs et qu'il tend à former des groupes ressemblant à ceux delà sarcine. Goldschmidt0, en se servant de très forts grossissements, est arrivé à la même conclusion, sauf que, d'après lui, les follicules granuleux en contiendraient et non les liquides sécrétés. Il dit avoir provoqué le trachome par des inoculations chez l'homme.

Page 1