‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 141 sur 344 · Goldschmbt, Cenlralb. f. klin. Med., ri · texte numérisé non relu

Goldschmbt, Cenlralb. f. klin. Med., ri

Kocherski1 a obtenu les mêmes résultats que Michel. Des inoculations avec la sécrétion conjonctivale et des cultures sur le singe, le chien et les pigeons lui ont réussi, alors qu'après chauffage à 45 ou 50 degrés et avec de vieilles cultures de dix jours, il a constamment échoué.

Staderini* admet également le diplocoque comme l'agent principal des granulations. Il insiste sur le fait que des cultures portées dans le sac conjonctival du lapin échouent si l'animal est bien portant, alors qu'elles réussissent s'il est mal nourri ou tenu dans un espace confiné.

Weecks3, à propos d'une variété de conjonctivite commune aux Etats-Unis où elle est décrite sous le nom d' « œil rose » (pink eye), et qui se caractérise par une forte injection de la conjonctive et des plaques hémorrhagiques disséminées, sans chémosis ni sécrétion abondante, dit avoir rencontré dans plus de 100 cas des bactéries très ténues que nous avons retrouvées dans le pus provenant d'une ophtalmie bénigne des nouveau-né. Kartulis d'Alexandrie, comme l'avait fait Koch, a signalé la présence de cette bactérie dans l'ophtalmie d'Egypte.

Widmark\ étendant ses recherches à d'autres affections que le trachome, a étudié 25 cas de blépharo-adénites suppurées. Tantôt il a rencontré le staphylocoque pyogène, tantôt la bactérie signalée par Bokhardt dans l'impétigo et le sycosis. Le staphylocoque porté dans le cul-de-sac conjonctival reste stérile, même après que l'on a traumatisé la muqueuse; par contre il se développe si on l'injecte sous la conjonctive.

Dans un travail sur les micro-organismes de l'ophtalmie blennorrhagique et de celle des nouveau-nés, il a toujours constaté dans la première le gonocoque de Neisser qui au début s'attaque aux cellules épithéliales avant d'envahir les leucocytes, fait observé par Willander dans l'uréthrite blennorrhagique. Sur 18 cas d'ophtalmie des nouveau-nés, 12 fois le pus contenait des gonocoques provenant des organes génitaux de la mère, dans les 6 autres il n'existait aucun microbe ; tous guérirent par le traitement médical. Chez l'adulte, au contraire, l'auteur a toujours vu survenir des complications ; il explique cette différence par l'absence chez le nouveau-né d'un stroma lymphoïdequi, comme on sait, se développe bien plus tard et constitue un terrain de culture excellent.

L'exposé qui précède montre le peu d'accord qui existe à propos des microbes du trachome, ce qui est encore le cas pour d'autres affections

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