Weecks, Congrès intern. de Berlin
4. Widsiabk, Iievue Scandinave d'ophlalm., 1888, et Aflryek m- Hygie, 1884.
oculaires, à l'exception de l'ophtalmie blennorrhagique, oùDinkler1 a trouvé le gonocoque dans les cellules de L'épithélium et le stroma de la cornée, ainsi que dans l'iris, chez deux malades atteints d'ulcères perforants symptomatiques.
Poncet2, étudiant le chalazion, est parvenu à colorer de nombreux microcoques adhérents à l'épithélium glandulaire desquamé. Bien qu'il ne les ait pas cultivés, il les envisage comme l'agent de prolifération du tissu granulomateux qui compose la petite tumeur du tarse. Dans le même travail, il décrit les micro-organismes du trachome, qui ne diffèrent de ceux de la gonorrhée que par leur volume plus petit. Des examens faits par Vassaux et nous, nous ont convaincu du peu de signification de ces résultats.
Boucheron3, procédant à des cultures du contenu du chalazion humain dans du bouillon de veau stérilisé, constata la prédominance des diplocoquès. Des inoculations dans le tarse des lapins sont restées négatives chez ceux bien portants, alors qu'elles ont réussi sur des animaux auxquels il avait fracturé la cuisse.
Ch. Leroux*, dans une publication récente, s'est occupé de l'impétigo de la face, qui, comme nous le savons, envahit fréquemment les paupières et présente des rapports intimes avec la 'conjonctivite phlycténulaire. Sur 750 cas il en a noté 220 où l'impétigo s'est nettement transmis par contagion. Des inoculations sur l'homme avec du liquide des pustules ont donné des résultats positifs, 65,8 pour 100. Les cultures sur gélatine, agar, bouillon, ne lui ont fourni que des streptocoques; le bouillon de ces cultures reproduit la maladie, aussi l'auteur considère-t-il le streptocoque comme le microbe spécifique de l'impétigo. Les staphylocoques, albus, aureus, citrius, ne sont ici que des éléments surajoutés auxquels on doit seulement attribuer la suppuration des tissus.
Nous ne saurions terminer ce court exposé sans rappeler l'opinion émise à nouveau par Sattler3 au congrès de lleidelberg. Au sujet du trachome, cet auteur reconnaît que l'état constitutionnel est une cause importante, tandis que le véritable microbe pathogène des granulations et des follicules reste encore à découvrir; il en serait de même de celui de la conjonctivite diphtéritique. Pour celle calarrhale aiguë, il pense que les bacilles de Weecks et les staphylocoques en sont les facteurs principaux. Quant aux différents microbes trouvés dans les culs-de-sac, à part le staphylococcus albus et le bacille du xérosis, les