De Wecker, Ibid
du trachome, il nous reste à mentionner l'inoculation blennorrhagique.
Henry Walker1 la tenta le premier avec succès en 1811. Cette méthode n'eut toutefois du retentissement qu'un an plus tard, alors que Fr. Jseger de Vienne se livra à plusieurs inoculations avec du pus de conjonctivite grave des nouveau-nés. Ilamiltoir, qui en fut témoin, exposa en détail la façon de procéder.
Warlomont*, dans une note ajoutée au traité de Mackenzie, se déclare partisan de l'inoculation blennorrhagique, mais à la condition expresse que la cornée soit recouverte de pannus total, servant de rempart protecteur contre l'action du virus. Il en relate trente cas sans un seul insuccès, ce qui est peut-être excessif.
En 1816, van Roosbrœch pratiqua 26 inoculations et avoue n'avoir jamais observé d'accidents graves. Piringer* et Bader5 contribuèrent beaucoup à la vulgarisation de cette méthode, d'autant plus que le dernier n'a pas fait moins de 177 inoculations. Desmarres en pratiqua 10, avec 6 guérisons; Siebel bis, sur 5 inoculations compte un succès complet, et son élève Brière6, du Havre, 10 résultats favorables.
En 1878, nous avons présenté à la sociétéde chirurgie deux malades, un homme et une femme, atteints de trachome avec pannus grave. Tous deux ont recouvré la vision sans garder de traces* cicatricielles apparentes sur la conjonctive.
Terrier, dans la Revue de chirurgie de 1885, a pu réunir 52 observations françaises la plupart favorables à la méthode. Sur ce nombre, il compte les deux succès d'Abadie (thèse de son élève Cambolin) et deux autres de Poncet7. Dans la seconde observation de ce dernier auteur, l'inoculation de la conjonctive fut suivie d'arthrite sèche du genou, ce qui, à moins de complication fortuite de rhumatisme, porte à penser à une métastase. Toujours est-il qu'au point de vue de l'ophtalmie granuleuse, la guérison a été complète.
D'après ce qui précède on aurait tort, croyons-nous, de repousser sans retour la méthode del'inoculation blennorrhagique. Sans doute on ne doit y recourir qu'après avoir épuisé tous les autres moyens thérapeutiques et seulement alors que la cornée est enfouie dans le pannus granulomateux et que ni le jéquirity, ni la tonsure sanglante ou ignée ne sont parvenus à procurer la guérison.
Des nombreux traitements proposés jusqu'ici contre les granu-