‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 150 sur 344 · Hamiltox, London Edinb. journ. of med. sciences · texte numérisé non relu

Hamiltox, London Edinb. journ. of med. sciences

5. Warlomoht. Traité de Mackenzie, t. I, et Ami. d'ocul., t. 58. . i. Piringer, Die Blennorrhse am. Mcnschenauge, Prague, 1851, LVI1I. 5. Bader, Ann. d'ocul., t. XXIII.

G. Erière, Bulletin de Thérapeutique, Paris, 1873. 7. Po.ncet. Arch. d'oplU., t. I, p. 213, 1881.

lations il ressort ce fait capital, qu'on ne saurait suivre toujours la même ligne de conduite et qu'à chaque forme correspondent des indications spéciales. Le processus, dans son évolution si désespérément longue, peut changer de physionomie sous l'influence de causes qui souvent nous échappent. Celles-ci tiennent à la constitution du sujet, au milieu dans lequel il vit, à la présence de divers micro-organismes pathogènes qui viennent s'implanter et déterminent des poussées suppuralives graves, exceptionnellement curatives du trachome et du pannus.

Dans les formes légères qui rentrent dans la conjonctivite folliculaire, les modificateurs peu irritants, tels que l'iodoforme, la solution de nitrate d'argent au centième, les pommades au calomel ou au bioxyde d'hydrargyre et le massage atteindront généralement le but. S'agit-il de vraies granulations à marche subaiguë et respectant la laxité de la conjonctive, le sulfate de cuivre en crayon ou en solution, les lotions et les pulvérisations de sublimé au 100e ou au 500° auront un effet réel. Le nitrate d'argent en solution à 1 pour 50 doit être réservé pour les cas de forte purulence.

En face du trachome surenflammé et succulent avec gonflement des paupières et sécrétion surabondante de pus, des cautérisations plus énergiques avec le nitrate d'argent, en y combinant au besoin des scarifications de la conjonctive et la canthotomic, comme dans l'ophtalmie blennorrhagique, sont on ne peut plus indiquées.

Si, malgré tout, les granulations passent à l'état chronique et tendent à envahir la cornée, l'intervention chirurgicale directe, à savoir les scarifications profondes, le brossage, le curettage et l'expression seront mis en œuvre, sans négliger les topiques modificateurs.

Dans les trachomes avancés avec tendance à l'ectropion et au pannus total, on use des mêmes moyens chirurgicaux, combinés à la péritomie, à la canthoplastie et, en cas d'insuccès, au jéquirity, à la tonsure et même à l'inoculation blennorrhagique.

Le procédé mixte proposé par Lindsay-Johnson \ et qui consiste en incisions sériées, en électrolyse des sillons et en lavages antiseptiques, ne nous est connu que par la description de son auteur.

En ce qui concerne le traitement du trichiasis, de l'entropion, du xérosis et du symblépharon symptomatiques, nous renvoyons aux paragraphes qui s'y rapportent. Nous dirons seulement que l'ablation totale du tarse, proposée par Heisroth et son assistant Richter, ne mérite pas qu'on s'y arrête, d'autant plus qu'il est en notre pouvoir de redresser le tarse sans rien sacrifier. De même à une période plus précoce de la maladie, nous sommes opposé atout procédé qui retranche des lam-

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