Mackenzie, Traité des Mal. des yeux, t. II, p
2. Travers, Synopsis of the Diseas. of ilie Eyc, p. 120, 1820. 5. Schmidt, Ueber d. Krankh. des Thrancnorgans, p. 55, 1805. i. Leder, Arch. f. 0., XX.IX., 5, p. 225.
fréquente de micro-organismes venus du dehors ; ce sont surtout des bacilles et des microcoques fortement colorables par les réactifs; mais rien ne prouve jusqu'ici qu'ils soient les agents du xérosis. De même il n'est pas démontré qu'il faille accuser exclusivement le manque de clignotement physiologique des paupières d'être la cause du dessèchement, étant donné, comme le fait observer Leber, que l'occlusion prolongée de l'œil sous un bandage ne modifie pas sensiblement l'état aride de la conjonctive.
Les points lacrymaux sont rétrécis, exceptionnellement élargis ainsi que le sac lacrymal, auquel cas on y trouve du muco-pus.
La xérophtalmie par rétraction est le résultat d'une irritation chronique de la muqueuse et de la couche connective sous-jacente, analogue à celle qui provoque les brides cicatricielles de la paume de la main chez les manouvriers. Les affections qui y exposent le plus sont : le trachome invétéré, la diphtérie conjonctivale, le pemphigus et, suivant Tixier1, le psoriasis de la conjonctive. Mackenzie accuse pardessus tout la kérato-conjonctivite scrofulo-catarrhale négligée ou traitée d'une façon irrationnelle par le nitrate d'argent et les pommades irritantes au bioxyde de mercure. Toujours est-il que les prédispositions individuelles jouent un certain rôle, comme cela a été reconnu pour les bridures de la main et des doigts, où l'on invoque l'influence de l'arthritisme.
Wardrop signale l'observation d'une jeune fdle de quatorze ans atteinte de xérophtalmie avec symblépharon congénital. Ce qui justifie l'origine intra-utérine, c'est que les globes oculaires de volume normal offraient des oscillations nystagmiques.
Le traitement se réduit le plus souvent aux palliatifs. Déjà v. Ammon prescrivait dans ce but des lotions chaudes, combinées à des applications de lait, d'axonge fraîche ou tout autre corps gras neutre.
En vue de s'opposer au dessèchement progressif et à l'opacification de la cornée, nous avons pratiqué la tarsorrhaphie médiane. Un pont de 3 millimètres de large, lorsque l'œil n'est pas trop compromis, permet à la vision de s'exercer et fait disparaître les douleurs. Malheureusement, lorsque, après un an et même plus tard, on vient à désunir les paupières, le xérosis redevient presque aussi prononcé qu'avant.
En fait d'opération plastique, on ne saurait y songer que lors de symblépharon partiel.
Une autre variété de xérosis consiste dans le dessèchement partiel de la couche épithéliale de la conjonctive bulbaire, sans rétraction de son tissu. Cette sorte de cutisation occupe principalement le voisinage des commissures, sous forme de triangles gris jaunâtres ayant