‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 156 sur 344 · Gallenga, Ann. di Otlul., fasc · texte numérisé non relu

Gallenga, Ann. di Otlul., fasc

2i6 MALADIES DE LA CONJONCTIVE.

rable, et pour lui l'essentiel est de modifier l'état général, qui ordinairement est mauvais.

Cirincione1, s'appuyant sur une autopsie de xérosis héméralopiquc dans laquelle il a rencontré des lésions du ganglion de Casser et de l'ophtalmique, admet une. origine nerveuse, opinion déjà émise par Vidal de Cassis. Comme beaucoup d'autres, il a constaté que les inoculations, les injections dans les séreuses péritonéales et pleurales avec le bacille en question, restaient toujours négatives. Seule la transplantation de la conjonctive xérotique sur les animaux a provoqué une fois la nécrose de la cornée et une autre fois une opacité circonscrite.

Uhthoff2 est également opposé à la théorie microbienne, et comme preuve il dit avoir rencontré les mêmes micro-organismes sur les ulcères variqueux, le chancre mou, etc. Il n'admet pas davantage comme cause l'affaiblissement organique, puisque le xérosis et l'héméralopie font en somme défaut dans la plupart des maladies chroniques, en exceptant l'ictère, les affections du foie, le mal de Brighl, l'anémie, l'impaludisme, certaines grossesses et le nystagmus acquis. Pour l'auteur, l'alcoolisme agirait, dans un certain nombre de cas, d'une façon directe. Sur 500 aliénés alcooliques qu'il a examinés, 7 étaient atteints d'héméralopie avec xérosis, 14 de xérosis sans héméralopie et 5 d'héméralopie seule, ce qui donne la proportion de 5 pour 100 de xérosis.

Dans un cas de fonte cornéenne infantile, Weecks = n'a pas rencontré moins de quatre espèces de microbes : le staphylocoque, le streptocoque, le bacille Leber-Neisser et un autre semblable au bacillus gracilis. Les cellules épithéliales étaient chargées de graisse, et ça et là il existait des cristaux.

Ce qui précède suffit, croyons-nous, pour prouver que l'origine microbienne du xérosis est loin d'être démontrée. C'est également l'opinion récemment émise par F. Schanz1, qui, s'étant livré à des examens bactériologiques à propos de deux cas de xérosis infantile avec kératoinalacie et un de xérophtalmie chez un adulte de trentesept ans, conclut à l'absence du xéro-bacille.

Au point de vue du traitement, on doit surtout essayer d'améliorer l'état général, d'autant plus que les moyens locaux sont inefficaces. Combattre les granulations, opérer le trichiasis et l'entropion, faire cesser tout catarrhe chronique, constituent les meilleurs moyens préventifs.

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