Langhans, Habilitationschrift, Marburg
TUBERCULOSE CONJONGTIVALE. 253
ration à bords plats et à fond pultacé; enfin, dans une troisième série, après 21 à 34 jours d'incubation il survint des granulations jaunâtres avec rougeur vive de la muqueuse, mais sans tendance à ['ulcération. Plusieurs des animaux en expérience devinrent tuberculeux; t'ait à opposer aux résultats de Conheim ', qui, en inoculant du tubercule dans la chambre antérieure du lapin et du cobaye, dit n'avoir jamais vu de généralisation.
A partir de cette époque, les expériences et les observations cliniques se multiplièrent. HaenselF injecta sous le sac conjonclival du pus provenant d'une tumeur blanche, et après une incubation de 15 à 18 jours, il constata l'apparition de granulations tuberculeuses qui s'ulcérèrent tardivement et furent suivies d'exfoliation qui se cicatrisait au bout de quatre mois seulement. L'extirpation des nodules avant la période d'ucération n'empêcha pas de nouvelles poussées. Par l'examen histologique il' put se convaincre que la structure des follicules était celle indiquée par Sattler.
P. Baumgarten3 conteste la spécificité du follicule tuberculeux, vu que même chose s'observe dans le lupus, les gommes syphilitiques et autres lésions encore; pour lui, seule la tendance du tubercule à se easéiner peut être considérée comme valable.
Stôlting* ctRhein5, se livrant à des inoculations sous-conjonctivales en séries et à la recherche des bacilles de Koch, ont pu se convaincre de la nature tuberculeuse des lésions ; le résultat fut le même dans deux examens histologiques d'Amiet6. Pour Rbein ", les follicules du trachome et ceux du tubercule auraient une structure analogue, et seule la présence des bacilles de Koch les différencie. Rampoldi8 affirme que dans bien des cas les bacilles manquent; pour ce qui est des inoculations, Virchow et après lui Valude9 l'ont remarquer que celles sous-conjonctivales seules réussissaient, tandis que la muqueuse, fût-elle préalablement excoriée, sembla réfractaire. Swan-Burnetll° pense au contraire qu'une simple érosion et une ulcération phlycténulaire suffisent pour permettre au tubercule de s'implanter.
Grâce aux nombreux faits cliniques aujourd'hui connus, on ne saurait plus mettre en doute l'affection qui nous occupe. Celui de