Goi.dzieiier, CenCralb. f. pruld. Augenh., J
des amas cellulaires, rappelant les follicules du cancroïde. Comme AU, il admet hypothétiquement que le plérygion provient d'une ulcération de la cornée.
Horner1 volt dans la pinguécula et le ptérygion les deux stades d'un même processus pathologique.
Poncct2, chez un jeune soldat de vingt-quatre ans mort d'affection osseuse, rencontra un ptérygion de l'angle interne de l'œil droit mesurant 1 centimètre à la base et qui s'avançait jusqu'au milieu de la cornée. Pendant son long séjour à l'hôpital, le malade n'avait offert ni injection de la conjonctive, ni kératite.
Le globe oculaire droit, préservé de toute altération cadavérique par des lavages et des instillations répétées d'alcool dans les culs-de-sac, fut énuclée et plongé dans une solution chromique phéniquée.
Sur des coupes longitudinales comprenant le ptérygion et la cornée, l'épithélium et la membrane de Bovvman furent trouvés intacts, et au niveau de la tète il n'existait aucune ulcération cornéenne. A la périphérie de la partie opaque, et dans l'étendue de 9 à 12 dixièmes de millimètres, la membrane de Bowmann était comme érodée, et les vaisseaux du limbe irrégulièrement contournés, mais sans traces de prolifération inflammatoire. Les faisceaux du stroma fortement ondulés, plus gros et plus irréguliers qu'à l'état normal, contenaient une masse granuleuse teintée en jaune par l'acide picrique. Plus bas, là où cette matière interposée devenait rare, les faisceaux cornéens se continuaient directement avec ceux du ptérygion et prenaient un aspect homogène. Contrairement à Goldzieher, l'auteur y voit, non du tissu néoformé, mais les éléments d'une cicatrice ; conclusion d'autant moins admissible que Poncet insiste sur l'absence de tout travail inflammatoire et ulcératif à ce niveau. Sur plusieurs préparations, ce dernier auteur, a rencontré des vibrions et des sporules auxquels il attribue le travail souterrain en vertu duquel le tissu de la cornée, effondré sous forme de cratère, serait le point de départ de l'affection.
Le mémoire récent de Fuchs3 nous paraît avoir éclairé la nature vraie du ptérygion.
Se fondant sur l'examen à la loupe de plusieurs centaines de fragments pris sur le vivant, et sur l'étude de soixante-quinze ptérygions complets provenant d'autopsies, il affirme n'avoir jamais rencontré la moindre ulcération cornéenne. Pour lui, tout ptérygion typique en tant que forme et siège dérive de la pinguécula. Des ptérygions verticaux ou multiples lui paraissent constituer autant de faux ptérygions
I. IIurner, Corresp. /'. Schweitzer Aerztc, p. 554, 1875. '». I'uncet, Arch. d'ophi., I, p. 31, Paris, 1881. ô. Fucus, Arch. f. Opht., XXVIII, 2, p. 1, 1802.
PTERYGION.
accidentels. Jamais il n'a observé des vibrions comme Poncel, ni d'autres micro-organismes.
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Au point de vue macroscopique, dispositions variables du sommet du ptérygion, arrondi dans certains cas, déchiqueté dans d'autres; de plus, il signale le liséré cornéen opaque qui l'encadre et le précède. Dans les parties de la cornée restées transparentes, il a vu parfois de petites marbrures gris perle qu'il envisage comme des foyers initiaux. Exceptionnellement, il a rencontré des taches jaunâtres rappelant celles de la pinguécula, constituées par des agrégats hyalins analogues. Six fois il y avait de petites cavités kystiques remplies d'un liquide clair.
Les faux ptérygions se distinguent des vrais, non seulement par leur siège anormal, mais par leur nombre insolite et la disposition franchement tronquée du sommet. Toujours ils dérivent de cicatrices, ou succèdent à des kératites marginales, tant superficielles que profondes.
La couche épithéliale des vrais ptérygions diffère dans les deux parties cornéenne cl conjonctivale. Les autres altérations consistent dans la présence, rare il est vrai, de cellules stellaires analogues à celles signalées par Langenhans\ et qui d'après S. Mayer' ne sont ni nerveuses, ni migratrices, mais de nature épithéliale en voie de métamorphose régressive. Dans quatre cas, il a
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