‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 170 sur 344 · Mater, Lotas, ncue Âuflage, XII, Prague · texte numérisé non relu

Mater, Lotas, ncue Âuflage, XII, Prague

rencontré les verrucosités hyalines caractéristiques de la pinguécula. Parfois il existe des invaginations épithéliales, les unes tapissées d'un double stroma de cellules rappelant la disposition des glandes sudoriparcs. les autres utriculaires avec des cellules en voie de dégénérescence muqueuse. Les kystes n'en sont qu'une métamorphose, à moins d'admettre, comme dans le fait de double ptérygoïde kystique rapporté par Sachs ', une dilatation de lymphatiques.

Le stroma du ptérygion n'est autre que celui de la conjonctive, à cette différence près qu'il est plus fibrillaire et plus riche en cellules migratrices. Au niveau de son adhérence à la cornée, il est dense, très adhérent et comme tendineux. Toujours la membrane de Bowman est plus ou moins altérée.

Près du point de jonction, les lamelles cornéennes semblent se dissocier et s'incurver un grand nombre de fois, comme si elles avaient ('prouvé une sorte de ramollissement. Cette métamorphose dépend, suivant l'auteur, de troubles nutritifs dus à la présence des éléments sclérosiques dont se compose la pinguécula et qui finissent euxmêmes par disparaître, pour faire place à ceux purement conjonctifs du ptérygion.

Sans doute ce sont là des hypothèses, mais ce qui ressort nettement de celte étude, c'est que le ptérygion rentre dans la catégorie des (roubles involutifs, au lieu d'être, comme on l'a prétendu jusqu'ici, le produit mécanique d'une ulcération marginale de la cornée passée inaperçue.

Nous admettons comme Fuchs que la lésion primitive siège dans le limbe conjonctivo-cornéen, qu'elle est d'ordre trophique, à l'instar de la pinguécula, du gérontoxon et des altérations verruqueuses séniles des membranes vilreuscs et du nerf optique.

Cette pathogénie concorde avec l'absence, à moins de complications, de tout travail inflammatoire, et le fait à peu près général que le ptérygion rentre en somme dans le cadre des affections propres aux individus ayant dépassé la quarantaine. Sans doute on peut l'observer plus tôt d'une façon endémique dans certains pays interlropicaux, mais cela prouve qu'il existe là comme ailleurs des prédispositions individuelles. C'est ainsi que l'épuisement résultant de l'habitation dans un climat torride, de diverses dyscrasies, l'arthritisme et l'alcoolisme en tête, contribuent à son développement précoce. Sans doute, nous ne refusons point d'admettre l'action des irritants locaux, l'air chargé de poussière, le larmoiement persistant, etc.; mais ce sont là des causes secondaires. Une inflammation chronique de la conjonctive peut hypertrophier la caroncule, le repli semi-lunaire et la partie voi-

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