Dcfour. Revue médicale suisse, p
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et de Y hypoglosse; la dernière s'accompagne parfois d'hémiatrophie de la langue (Westphal1, Môbius2 et Ross5).
L'ophtalmoplégie à forme Subaiguë se rencontre particulièremen t dans le cours de diverses maladies infectieuses telles que : la diphthérie, le typhus, la pneumonie, l'influenza* (le plus remarquable exemple est celui de Pflùger5 concernant une double paralysie de la quatrième paire avec parésie de l'oblique inférieur droit), la scarlatine, la syphilis et diverses intoxications par l'alcool, le plomb, l'oxyde de carbone et même l'iodure de potassium à hautes doses (Hotz6). Après une période initiale généralement aiguë, l'affection suit une marche plus ou moins chronique pour aboutir à la guérison ou bien à l'atrophie localisée à un des muscles extrinsèques du globe, comme cela s'observe dans la paralysie infantile à siège protubéranliel.
La variété aiguë, de l'ophtalmoplégie s'accompagne de vertige, de céphalalgie, de délire et de coma, accidents qui peuvent entraîner rapidement la mort.
Dans le petit nombre des observations de cet ordre relatées par Thomsen, Wernicke, Kojevynikoff, Kahler et Knapp7, celle de ce dernier auteur se recommande par l'existence d'une double ophtalmoplégie avec stase papillaire, survenue dans le cours d'une myélite aiguë. Il s'agissait d'un homme de trente-deux ans, alcoolique et atteint de syphilis depuis huit ans. A l'autopsie, Knapp a constaté une méningo-myélite ascendante, des exsudats purulents, aussi bien dans le canal rachidien que dans le crâne, la sclérose des vaisseaux et le ramollissement avec atrophie du chiasma, des bandelettes et des nerfs optiques. Dans les cinq autres observations citées, on s'est trouvé en présence fthémorrhagies des troisième et quatrième ventricules, de la protubérance ou du bulbe, rarement des noyaux d'origine des nerfs.
Les nerfs sont presque toujours intéressés dans la partie comprise entre leur point d'émergence et la fente sphénoïdale par où ils se rendent dans l'orbite. D'après cela, la désignation de paralysie basilaire convient parfaitement ici, et nous parait préférable à celle de fasciculaire proposée par Mauthner.
Au point de vue de leur trajet intracrànien, on peut distinguer aux nerfs moteurs du globe deux parties : une postérieure, située en arrière du sinus caverneux; l'autre antérieure, comprise dans ce sinus. Dans