‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 185 sur 344 · Eyejïeiit, Corrcsp. f. Sweiz Aerzte · texte numérisé non relu

Eyejïeiit, Corrcsp. f. Sweiz Aerzte

Strawbiger1, Waber2, Ilirschberg", Flichs*, Œller5, Vassaux6, van Duyse7, Labouret8, Leplat0, Welhenberg1", Mitvalsky", Weigenemann'2, Gonella et Vicentiis'"'. Si l'on ajoute à celte liste certains cas de tératome, on arrive au total de quatre-vingts environ.

Le siège de prédilection des dermoïdes est le limbe, où ils adhèrent en partie à la cornée et à la sclérotique. Exceptionnellement on en rencontre au voisinage des culs-de-sac, de la caroncule ou du repli semi-lunaire. Cinq fois seulement l'implantation était exclusivement cornéenne, auquel cas le tissu dermoïdal s'est substitué en grande partie à la cornée, avec adjonction d'autres malformations oculaires dont il sera question plus loin.

Le volume de la masse dermoïdale varie d'une lentille à une noisette; la couleur, d'un gris rosé, devient jaunâtre, lorsqu'il s'agit du fornix, par adjonction d'éléments lipomateux.

La plupart des dermoïdes occupent la demi-circonférence externe du globe, soit en haut, soit en bas ou de côté; exceptionnellement on en trouve en dedans. Presque toujours la surface est surmontée de poils fins et lanugineux, plus rarement drus comme les cils.

La consistance est fibreuse ou fibro-cartilagineuse pour ceux épibulbaires; elle se rapproche de celle du lipome à mesure que le siège se rapproche du fornix. De là une sorte de gamme entre les dermoïdes purs et ceux dermo-lipomateux.

La si inclure histologique ne diffère pas de celle de la peau et du tissu cellulo-graisseux sous-cutané. Plus la tumeur est dure, plus on la trouve riche en fibres élastiques, tandis que dans les dermoïdes mous le tissu cellulo-graisseux prédomine. Les éléments embryo et fibro-plastiques font absolument défaut, sauf s'il y a eu inflammation intercurrente de la conjonctive. La présence de poils, de glandes sébacées nombreuses, parfois de glandes sudoripares bien constituées, est loin d'être rare. Un fait non moins important est la coexistence de colobomes palpébraux, avec ou sans brides amniotiques implantées sur le globe. Les appendices auriculaires avec macrostome, comme

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