‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 212 sur 344 · Cirixcionf, Ri forma met/., VI · texte numérisé non relu

Cirixcionf, Ri forma met/., VI

En dedans, le sac répond aux cellules ethmoïdales en haut et au méat moyen en bas. Le ligament palpébral interne le croise horizontalement en avant, à la jonction du tiers supérieur avec les deux tiers inférieurs. Il v contracte des adhérences et l'ait même une faible saillie dans sa cavité, ce qui permet de reconnaître au sac une portion sus- Iigamenteuse plus petite et une sous-ligamenteuse plus grande. Lors de dacryo-cystite, cette dernière seule se distend et constitue la tumeur lacrymale.

Le muscle de Horner contourne la face postéro-externe du sac sous la forme dune sangle, mais sans y adhérer. De plus, l'aileron interne de l'aponévrose de Tenon qui s'insère à la crête de l'unguis sépare le sac du tissu cellulo-graisseux de l'orbite. Cette barrière est toutefois fragile, et l'on a vu des phlegmons orbitaires allant jusqu'à l'atrophie optique résulter d'un calhétérisme malencontreux.

La muqueuse qui tapisse cette cavité est à l'état physiologique d'un gris rosàtre et présente de légers replis qui ne sauraient passer pour des valvules. Ce n'est qu'à l'orifice du canal nasal qu'on rencontre, d'après Arlt, un divcrticule dirigé en bas, en avant et en dehors, où s'égare parfois la sonde. L'épithélium est cylindrique, stratifié, dépourvu, pour Manfredi1. de cils vibraliles, alors que Sappey ef Kôlliker les admettent. Les cellules s'amincissent du cûté duchorion, et les espaces qui en résultent sont remplis par des cellules plus petites appelées basâtes. Le derme est fortement infiltré de corpuscules lymphoïdes, ce qui explique l'envahissement fréquent de la muqueuse du sac dans le cours de la conjonctivite granuleuse.

Tous les anatomistes, avec Sappey. Walzberg, MerkeP, Robin, Cadiat3. et nous sommes de leur avis, nient la présence de glandes. Seul Cirincione (/. c), comme l'avait pensé Béraud avant lui, prétend qu'il en existe de plusieurs sortes, bien que rudimentaires et variant d'un individu à l'autre.

Une couche conjonctive plus ou moins lâche entoure la muqueuse. Sa densité augmente au niveau de la gouttière lacrymale, d'où il résulte que lors de l'extirpation du sac il devient difficile de le détacher en ce point.

De nombreuses arlérioles sont fournies par la palpébrale inférieure et le rameau interne de la nasale.

Les veines débouchent dans la sus-orbitaire et l'angulaire. Elles reçoivent une branche provenant du canal nasal et parfois une anastomose de la faciale antérieure.

Les lymphatiques sont encore mal connus. Il est probable que les

Page 1