Manfiiedi. Joitrn. de l'Acad. de Turin
2. JIei'kel. Handb. d. Topogr. Anal., I, p. 215. 1887. 5. Rouis et Cadiat, Journ. de physiol.. Paris, 1863.
uns se jetlcnt dans les troncs qui accompagnent la faciale, et que les plus inférieurs communiquent, avec le réseau lymphatique du canal nasal.
Les filets nerveux proviennent de la branche externe du nasal.
Canal naso-lacrymal. — Ce conduit fait suite au sac et s'étend de
Fig. 258. — Canal nasal vu par le sinus maxillaire. La saillie qu'il y fait représente un cône à base intérieure, se continuant directement avec le méat inférieur. Le sommet dirigé en haut et en avant débouche dans le sac lacrymal représenté ouvert. L'axe A de ce trajet est oblique de haut en bas, d'avant en arriére et de dedans en dehors; prolongé jusqu'à l'arcade dentaire, on voit qu'il se termine à la seconde petite molaire, alors que son extrémité supérieure ou frontale coupe la tète du sourcil 2 centimètres en dehors de la ligne médiane; le trait transversal tracé sur la paroi du sinus indique le point où le canal débouche dans le méat inférieur. Deux épingles introduites dans les canaiicules montrent l'endroit de l'embouchure commune dans le sac.
l'angle inféro-interne de l'orbite au méat intérieur. 11 offre une direction oblique de haut en bas, de dedans en dehors et d'avant en arrière. De plus, il est recourbé de façon à décrire
une légère convexité
externe. On se rend compte de tous ces détails en le regardant par le sinus maxillaire préalablement ouvert, comme le montre la ligure 258. Son axe prolongé en haut du côté du front, en bas vers l'arcade dentaire supérieure, passe à 2 centimètres en dehors de la ligne intersourcilière médiane et au niveau de la séparation de la première avec la
Fig. 25'J. — Canal nasal vu par les fosses nasales. (.a ligne CN2 montre à nouveau la direction du canal; 01 son orifice inférieur dans le inéat après résection triangulaire de la partie correspondante du cornet inférieur. Cet orifice est à 5 centimètres en arrière de la base de l'aile du nez derrière un promontoire osseux vertical appartenant à l'os maxillaire et que la sonde contourne avant d'atteindre l'embouchure du canal nasal. SF, trajet du canal fronlo-nasal allant déboucher obliquement en bas et en arrière dans L'inlundibulum du méat moyen. Au même point on a placé une iige If, oblique en bas et en avant qui passe par l'ouverture de communication du sinus maxillaire dans l'infundibiilum ; O.S.Sph, orifice du sinus sphénoïdal au niveau du cornet supérieur.
seconde molaire. Vu l'obliquité du canal sur le plan sagittal, l'orifice supérieur se rapproche du rebord orbitaire, dont il est séparé par une crête osseuse qu'on peut sentir à travers la peau et qui sert à guider le bistouri lors de l'ouverture du sac. L'orifice inférieur est caché par le cornet correspondant, et se trouve situé à 2 centimètres en arrière de la racine de l'aile du nez. Une saillie osseuse verticale le sépare du vestibule nasal et constitue un point de repère pour le catbétérisme rétrograde.
L'écartement des deux canaux et partant leur inclinaison sur le plan
médian varient suivant les sujets et les races. D'après Pouteau, la divergence serait plus grande chez les sujets à nez camus.
La longueur du canal nasal oscille entre 10 et 15 millimètres; cela tient à ce qu'il s'ouvre, tantôt immédiatement sous la base du cornet, tantôt plus près du plancher de la narine. Sa largeur est de 3 millimètres en moyenne, et sa forme cylindroïde, avec un léger aplatissement transversal. L'orifice supérieur est elliptique d'avant en arrière et de dehors en dedans; l'inférieur, constitué par un simple repli de la muqueuse, est allongé verticalement et d'autant plus étroit qu'il se rapproche du plancher des fosses nasales.
D'après Serres, le canal gauche serait un peu plus étroit que le droit, particularité qu'on invoque pour expliquer la grande fréquence de la dacryocystite à gauche. On admet de même que, chez les hypermétropes à nez fortement aplati et à pommettes larges, les canaux sont plus rétrécis; il en serait ainsi chez ceux à grand nez busqué, comme dans la race sémite.
La muqueuse présente le même aspect que celle du sac, et se trouve pourvue de replis sans ordre. En fait de valvules, Béraud et Krause en décrivent une au niveau de la jonction du canal avec le sac, une seconde située au milieu, dite de Taillefer, et une troisième à l'orifice inférieur, étudiée par Blanqui, Cruveilhier, Vésignié et Ilasner. Nous les avons longuement recherchées sans jamais les rencontrer; aussi pensons-nous qu'il s'agit d'une erreur d'interprétation. Celle située à l'orifice supérieur se réduit à un simple rétrécissement circulaire; la deuxième, à un repli de la muqueuse incapable d'arrêter le stylet, et quant à la troisième, elle n'est autre que l'ourlet muqueux de l'orifice inférieur.
Robin et Gadiat nient la présence de glandes, tandis que Sappey en admet seulement à la partie inférieure, où elles revêtent la forme de celles de la piluilaire, ce qui est exact.
Henle1, puis Mayer, Stellwag, Slilling et Gurwilsch ont décrit dans le tissu sous-inuqueux un riche plexus veineux qui, injecté, donne à cette membrane une couleur bleue uniforme. Cette sorte de tissu caverneux explique l'hémorrhagie abondante accompagnant la stricturotomie.
Les lymphatiques communiquent pour la plupart avec ceux des fosses nasales.
Les nerfs sont fournis par le tilet externe du rameau nasal en haut, le dentaire antérieur en bas.