‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 22 sur 344 · Adlow, Lancet, août · texte numérisé non relu

Adlow, Lancet, août

lysic sont : les anévrysmes de la carotide interne, les tumeurs syphilitiques ou malignes et la thrombose du sinus.

Toutes ces causes mécaniques mises à part, il reste établi que les paralysies oculaires dérivent pour la plupart du tabès, et en général de processus sclérosiques soit des noyaux d'origine, soit de la partie périphérique des nerfs, ainsi que cela ressort nettement des observations de Déjerine1, Parinaud2, Meyer3 et Dianoux* concernant des ophtalmoplégies intrinsèques et même totales.

Dans l'interprétation des paralysies transitoires du tabès, il ne faut pas omettre qu'il s'agit souvent, comme l'a bien établi Pitres, de spasme avec incoordination. Lors de vraie paralysie, c'est en établissant la chronologie exacte des autres manifestations du tabès, et en disposant d'un plus grand nombre de recherches anatomo-pathologiques à la période initiale de l'affection, qu'on parviendra à établir d'une façon définitive si les lésions nerveuses débutent par la périphérie ou ne sont que l'extension d'altérations parties des noyaux. Parinaud5 croit pouvoir distinguer cliniquement les paralysies périphériques de celles d'origine centrale en se fondant sur ce que, dans ces dernières, la paralysie atteint les muscles conjugués des deux yeux, alors que dans celles périphériques le muscle associé de l'œil sain est en état de spasme.

L'isolement de la paralysie sur un seul nerf, fût-il le moteur oculaire externe, le pathétique, ou un filet seul de la troisième paire, comme celui du releveur de la paupière supérieure, ne suffit pas pour contester le siège nucléaire. Il faut se rappeler à cet égard la dissémination habituelle des lésions s'attaquant à certains groupes cellulaires et respectant ceux placés tout à côté.

La syphilis agit tantôt par compression, gommes situées au voisinage des nerfs, tantôt comme cause de sclérose périphérique ou nucléaire. La première variété reste curable, tandis que la seconde résiste à tous les moyens thérapeutiques connus. Le nerf le plus souvent intéressé en cas de syphilis est l'oculo-moteur, 05 pour 100; puis viennent le moteur oculaire externe, 55,5 pour 100, et en dernier lieu le pathétique, 1,5 pour 100.

Parmi les intoxications, l'alcoolisme, le saturnisme, l'action délétère de l'oxyde et du sulfure de carbone, les aliments azotés détériorés, le diabète, enfin diverses maladies infectieuses, la dipbthérie en tète, se compliquent de paralysies motrices tant extrinsèques qu'intrinsèques.

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