Paiunadd, Thèse de Sauvineau, 1892, p
5. Meteh, Gaz. méd. de Strasbourg, 1888, p. 01. i. Dianoux, Thèse de Morel. Paris, 1890. o. Paiuxadd, Société fr. d'ophtalm.. 1892.
La variété prétendue rhumatismale se rattache la plupart du temps à des types frustes du tabès, naguère mal connus. Ce qui a contribué à tromper les observateurs, c'est la confusion des douleurs fulgurantes avec des névralgies, et le fait que la paralysie évolue par attaques successives avant d'être définitive.
Exceptionnellement, la lésion intéresse la partie terminale ou orbitaire. Il s'agit' alors de tumeurs, d'ostéo-périoslites ou de phlegmon comprimant les nerfs. La raison de cette rareté tient à l'abondance et à la laxité du tissu ccllulo-graisseux, qui fait l'office de tampon à l'égard de l'agent comprimant.
Une forme particulière de paralysie est celle décrite par Charcot1 sous le nom de migraine ophtalmoplégique. Elle est caractérisée par la perte totale mais temporaire de motricité de l'oculo-moteur seul, et cela dans tous ses filets terminaux, tant extra qu'intra-oculaires. Un cas unique de Charcot fait exception, en ce sens qu'il s'ajoutait à la paralysie de la 6e paire crânienne.
Étudiée pour la première fois par Môbius en 1884, cette variété fut désignée par Manz et Mauthner'2 sous le nom de paralysie oculomotrice récidivante, par Parinaud et Marie3 sous le titre de névralgie oculaire à retours périodiques, et par Sénator* sous celui de paralysie oculo-motrice périodique. Le terme de migraine ophtalmoplégique parait mieux convenir, parce qu'il relève un élément jouant un rôle considérable, la douleur. Les accès qui composent le complexus morbide présentent en effet deux périodes : l'une initiale, douloureuse, avec nausées et vomissements ; l'autre paralytique, qui dure de quelques jours à plusieurs semaines. Les crises reviennent environ tous les mois et peuvent même devenir continuelles, mais avec des exacerbations périodiques. Il esta noter que la paralysie occupe toujours un seul œil et ne passe jamais d'un côté à l'autre, comme dans les ophtalmoplégies récidivantes du tabès. A cette règle fait exception le cas de Pflùger5, où les attaques se montraient tantôt à droite, tantôt à gauche, s'accompagnant d'une paralysie du facial, et lors du quatrième accès de celle de l'adducens gauche.
. Cette affection débute généralement dans l'enfance, et le sexe féminin y est particulièrement sujet. Sur 20 observations connues, 4 seulement concernent des hommes.
Au point de vue étiologique, on a signalé des coups sur la tète, l'hérédité nerveuse ou migraineuse et le saturnisme. Dans trois auto-