‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 222 sur 344 · Lapersonne, liull. méd. du Nord · texte numérisé non relu

Lapersonne, liull. méd. du Nord

13. Elschnic, Central, f. praht. Auacnh.. p. 353, 1891 H. Sciirôder, Klin. A/M., p. 427, 1891.

DAGRYO ADENITE. 323

assez fréquente, à en juger par les faits deKorth, Heilly, Dor, llirschberg, Dufour et Letulle colligés par Leriehe '.

Aux deux faits d'Armagnac et de Seelligsohn, nous pouvons ajouter relui d'un jeune homme de vingt-cinq ans atteint de blennorhagic compliquée de rhumatisme, puis d'une double conjonctivite métastalique, avec celte particularité que l'œil droit était en même temps le siège d'iridû-kératitc séreuse et dedacryoadénite se prolongeant jusque dans la portion orbitaire de la glande.

Sgrosso'2, sur trois cas d'inflammation aiguë, a pu en examiner un anatomiquement ; il a trouvé la capsule glandulaire épaissie, les espaces lymphatiques péri-acineux infiltrés d'innombrables cellules rondes, la plupart des vaisseaux obstrués par l'endothélium altéré et les acini à l'état de nécrobiose avec dilatation des canalicules excréteurs.

Des faits qui précèdent, il y a lieu de rapprocher une observation curieuse de Jonath. Hutchinson3. 11 s'agissait d'un habitant de Calcutta, dont les deux yeux devinrent successivement exorbitiques, avec gonflement des glandes lacrymales et parotidiennes, y compris les ganglions cervicaux. L'extirpation de la glande lacrymale droite aux Indes ayant provoqué la fonte du globe par suppuration, Hutchinson s'est borné à Piodure de potassium mereurique et à l'application locale de glace, moyens qui amenèrent la guérison du coté opposé. L'auteur envisage ce cas comme une hypertrophie du tissu cellulo-graisseux de l'orbite, rappelant les lipomes sous-cutanés symétriques. Eales cite un cas analogue chez un homme de quarante-cinq ans où l'iodure de potassium réussit également.

Quelle qu'en soit l'origine, la dacryoadénite aiguë revêt la forme d'un engorgement phlegmoneux situé au côté externe de la paupière supérieure, ce qui entraine une légère exophtalrnie et la limitation des mouvements du globe. Sauf du chémosis local, il y a peu ou pas de sécrétion, et ce qui domine, ce sont l'œdème, la couleur rouge lie de vin de la peau et les douleurs ressenties par le malade.

Le diagnostic ne devient évident que lorsque par la palpation à travers la peau, ou, ce qui vaut mieux, l'exploration par le cul-de-sac, après renversement de la paupière toutes les fois que cela est possible, on parvient à sentir la glande indurée et augmentée de volume. Les affections avec lesquelles une confusion est permise sont : les périostites de l'angle externe de l'orbite, certains chalazions suppures et l'hypersarcie phlegmoneuse avec protrusion de la glande signalée plus haut par Hutchinson.

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