‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 223 sur 344 · Jon'atii. Hutchinson', Ophl. Soc. U. K., IV, p · texte numérisé non relu

Jon'atii. Hutchinson', Ophl. Soc. U. K., IV, p

32k PATHOLOGIE DES GLANDES LACRYMALES.

Deux terminaisons sont possibles : 1° la suppuration avec évacualion du pus à travers la peau ou du côté de la conjonctive ; 2° la résolution qui laisse subsister assez longtemps une induration de la glande.

La variété ourlienne s'établit brusquement, s'accompagne de cbémosis et de fort gonflement palpébral; elle peut être bilatérale et alterner avec les autres localisations de l'affection.

Le traitement doit être surtout résolutif. Localement, on applique des cataplasmes laiulaniséset des compresses chaudes évaporantes, de l'onguent napolitain belladone ou de la pommade à l'iodure de potassium iodurée. La glace ne nous semble indiquée que lors de complications de phlegmon orbitaire. Sitôt la suppuration établie, on procède à l'ouverture de l'abcès à travers la peau vers la partie la plus déclive. A l'intérieur le calomel, puis l'iodure de potassium, contribuent à la résolution.

La âacryoadénite chronique est plus commune et résulte souvent d'une inflammation simple ou trachomateuse de la conjonctive, ou se lie à divers étals infectieux, et dyscrasiques, tels que : l'ictère, la scarlatine, la rougeole, les oreillons, le typhus, la tuberculose, la leucémie, la syphilis. Une place à part revient à l'hypertrophie simple décrite par Warlomont, Rothmund1, Meyer, Debierre2 et d'autres.

Tantôt une seule glande est prise, tantôt les deux de façon à constituer des tumeurs symétriques. On a publié récemment un certain nombre d'exemples de cette dernière variété, où les parotides, les glandes sous-maxillaires, les ganglions et même la rate (Scbelfels7') sont engorgés.

Parmi les cas cités, il en est qui rentrent dans la classe des tumeurs malignes. C'est ce qui donne plus d'intérêt aux quelques examens analomiques connus.

Power* relate l'observation d'un jeune homme de dix-neuf ans atteint de. gonflement des deux glandes lacrymales remontant à six mois. Ayant enlevé celle de gauche, il put constater l'hyperplasie du tissu connectif interstitiel et l'intégrité des éléments sécréteurs.

Frost5, dans un cas analogue où les deux glandes étaient engorgées depuis neuf mois, a noté l'hyperplasie du stroma, la dilatation des vaisseaux dont les parois étaient amincies, des agrégats de petites cellules rondes et par places, des foyers régressifs allant jusqu'à la caséification ; il y avait atrophie des acini glandulaires.

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