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DAGRYOADENITE. 325
Fuchs', chez un homme de soixante et un ans, où les deux glandes lacrymales et les parotides étaient prises el chez lequel il n'existait aucune lésion viscérale ni syphilis, trouva, à l'examen d un fragment extirpé de la glande, de nombreuses cellules rondes, une substance intercellulairc homogène, et nulle part d'acini ou de conduits excréteurs, d'où il a conclu qu'il s'agissait plutôt de lymphome que de dacryoadénite chronique.
Dans l'observation de Wecker et Masselon - où les deux glandes lacrymales étaient prises, la structure se rapprochait de la précédente : toutefois l'issue heureuse, vérifiée plus Lard, a conduit ces auteurs à ranger la production parmi celles bénignes.
Le fait de Juler3 concerne une femme de trente-cinq ans, chez laquelle il existait deux tumeurs symétriques au niveau des glandes lacrymales, ayant déterminé une anesthésie fronto-palpébrale du côté gauche. A l'examen, il trouva la néoplasic formée exclusivement de cellules sarcomateuses, les unes rondes, les autres fusiformes.
La dacryoadénite chronique ne diffère de l'aiguë que par l'atténuation des symptômes réactionnels et le moindre gonflement de la paupière. Le plus ordinairement elle affecte un seul côté et occupe de préférence la glande palpébrale. Par le toucher, on sent à travers la peau une tumeur lobulée, dure, nettement délimitée, qui rappelle par son siège et sa forme l'organe malade. En renversant la paupière supérieure, on aperçoit dans la partie correspondante du cul-de-sac une saillie recouverte de la conjonctive plus ou moins hyperhémiée et parfois légèrement chémotique. Les excursions du globe sont quelque peu gênées. et il en résulte un certain degré de strabisme mécanique avec une faible diplopie homonyme dans l'abduction forcée. Le refoulement de l'œil s'accentue lorsque la portion orbitaire participe à l'engorgement. il y a peu ou pas de larmoiement, sauf s'il survient de la conjonctivite ou de la kératite symptomatique : alors aussi, la paupière s'œdématie et les ganglions lymphatiques, surtout celui pré-auriculaire, s'engorgent.
Le chalazion se distingue par son siège plus inférieur en plein tarse avec lequel il fait corps, l'absence de lobules et la participation fréquente des glandes annexées aux cils et des orifices de Meibomius.
Bien plus difficile est le diagnostic différentiel entre la dacryoadénite chronique et les néoplasmes. Une marche lente, l'absence d'engorgement ganglionnaire, le jeune âge, l'influence de la ménopause, de la dysménorrhée et de la grossesse, le tempérament scrofuleux et la