Wecker et Masselox, Arch. d'ophl., XII, 1S
ô. Joleis, Tram. Ophl. Soc. U. K.. XII, 1802, p. 44.
syphilis sont aillant de conditions qui plaident en faveur de l'induration simple. Si le doute subsiste, on procède à l'examen histologique ou l'on institue un traitement résolutif, avant de se prononcer définitivement.
De tous les moyens préconisés, l'iodure de potassium, l'arsenic et, à l'exemple de Châlons1, le mercure, réussissent le mieux, surtout lorsqu'on y combine des applications locales du même ordre.
Les dacryoadénites syphilitique et tuberculeuse sont encore peu connues et méritent une mention spéciale.
Au sujet de la première, les observations se réduisent à celles de Châlons, Sichel et Variot, Bull. Streatfield2, Albini3 et Alexander4. Seul Albini a eu l'occasion de faire l'examen histologique ; il n'a trouvé d'acini qu'à la périphérie où il y avait encore une forte infiltration de cellules jeunes; au centre, il existait du tissu conjonctif fibrillaire sclérosé et partout de l'endartérile prononcée. Les canaux excréteurs étaient rétrécis et même oblitérés par destruction et nécrobiosc de leur revêtement épithélial.
Le diagnostic repose sur les commémoratifs et la présence d'autres manifestations syphilitiques qui conduisent à instituer un traitement spécifique dont les bons effets ne tardent pas à lever les doutes.
La tuberculose primitive de la glande lacrymale est rare, et les observations d'Abadie5, Gonella6 et Lapersonne7 sont les seules qui paraissent s'y rapporter.
Chez la malade d'Abadie, jeune fille bien portante de seize ans, il existait deux tumeurs symétriques du volume d'une noisette, dures et indolores. A l'examen microscopique, Debove et Brissaud trouvèrent des cellules géantes dont la disposition rappelait les follicules tuberculeux ; mais comme la guérison spontanée eut lieu trois ans plus tard, l'auteur conserve des doutes sur la nature réellement tuberculeuse de l'affection. Il garde la même réserve à propos d'une fillette de douze ans où l'huile de foie de morue et l'iodure de potassium restèrent sans effet.
De l'observation de Gonella, nous ne possédons que l'indication bibliographique.
Quant à celle de De Lapersonne, elle n'est pas probante, de l'avis même de l'auteur. La malade, âgée de trente-deux ans, avait la glande gonflée depuis un mois, sans signes inflammatoires. Quelque temps
1. Ciialons, Mcd. Zcilschr. d. Vereins f. Heilk. in Preussen, 1850.
2. Streatfield, Brit. Med. Joiirn.. p. 03Ô, 1882. 5. Auuxi, Ann. di Ollal., XVI, p. 501.