‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 24 sur 344 · Pflûger, Arch. f. Augenh., XVI, p · texte numérisé non relu

Pflûger, Arch. f. Augenh., XVI, p

psies rapportées par Weiss1, Richter5 et Gubler3, on a trouvé dans le premier cas le tronc du nerf farci de tubercules; dans le second, une tumeur fibro-chondromateuse qui dissociait les fibres sans les détruire, et dans le troisième un exsudât abondant autour de l'oculo-moteur, avec épaississement de la pie-mère correspondante.

En se fondant sur la paralysie de tous les fdets de la 5e paire, sur l'unilatéralité de l'affection et l'absence de complications bulbo-protubérantielles, Charcot admet que le siège est basilaire, en avant du point où le tronc nerveux contourne le pédoncule cérébral.

Le pronostic est sérieux en ce sens que la guérison définitive est rare.

Comme traitement, la médication bromurée à haute dose, l'iodure de potassium associé au mercure, ont procuré quelques résultats relativement favorables.

On n'a pas manqué de décrire des paralysies motrices réflexes. ayant cédé rapidement à l'avulsion de dents douloureuses. Comme poulies amblyopies de même origine, nous croyons que bien des cas de cet ordre concernent des névropathes, et se rattachent dès lors aux troubles hystériques. On parvient à les reconnaître, en tenant compte de la mobilité de la paralysie et de la coexistence d'autres stigmates hystériques, principalement de l'hémianesthésie et de l'amblyopie. avec rétrécissement du champ pour le blanc et les couleurs du même côté. Il faut se rappeler que. chez les névropathes héréditaires, une cause traumatique banale, la frayeur ou autre secousse morale, servent de prétexte à l'évolution de l'ophtalmoplégie. D'après les recherches récentes de Horsley et Schàffer, il semble que le siège en est dans l'écorce cérébrale. Raymond etKonig signalent comme caractère propre la perte des mouvements associés volontaires seuls, alors que ceux réflexes n'y participent que si les tubercules quadrijumeaux sont altérés. C'est du moins ce qui parait résulter de l'observation de Thompson suivie d'autopsie, et des expériences d'Adamuk, Knies et Beaunis, d'après lesquelles les tubercules quadrijumeaux antérieurs seraient les centres des mouvements associés des yeux.

Sans insister ici sur la paralysie du sphincter irien et du muscle ciliaire, jious devons dire cependant qu'elle est très fréquente dans la syphilis tardive. La mydriase et la perte de l'accommodation sont unilatérales, et témoignent dune lésion intracrânienne. Il se passe parfois quinze et vingt ans, puis tout à coup apparaît cette ophtalmoplégie intérieure, comme on l'appelle, sans aucune autre manifestation syphilitique.

i. Weiss, Wiener Med. Wocli.. 1883, n° 17.

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