‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 237 sur 344 · AoziXs-Turexxe, Bull. Soc. chir., p · texte numérisé non relu

AoziXs-Turexxe, Bull. Soc. chir., p

deux ans et n'avait subi aucun traitement, trouva deux points oblitérés, l'un à l'orifice des canalicules dans le sac, l'autre à la jonction de ce dernier avec le canal nasal. Dolbeau, disséquant une mucocèle, vit le canal nasal uniformément rétréci dans toide sa longueur et ne mesurant plus qu'un à deux millimètres dans son plus grand diamètre. L'orifice supérieur était oblitéré, ainsi que celui du sac avec les canalicules; la paroi, lisse comme une séreuse, renfermait du liquide clair ci trin. Béraud', dans un premier cas, trouva les canalicules intacts, une vive inflammation des parois du sac devenues fongueuses et comme lardacées ; rien d'anormal dans le canal nasal et la pituilaire. Dans une seconde dis-section d'un simple catarrhe, la muqueuse était rouge et le contenu purement glaireux. Sauf l'oblitération du point lacrymal intérieur, il n'y avait nulle part de coarclalion. Dans un troisième fait analogue au précédent, le sac contenait du pus et une excroissance polypeuse de la grosseur d'une tète d'épingle ; du rétrécissement nulle part. Dans un quatrième cas, il a noté l'absence de lésion dans les conduits lacrymaux, l'épaississement considérable de la muqueuse et l'obstruction du canal nasal au niveau de son embouchure dans le méat. Enfin, dans un dernier fait de dacryocystile avec fistule, il existait des deux côtés un gonflement de la muqueuse, qui obstruait presque entièrement le sac et le canal nasal.

Berlin2, sur sept examens, trouva invariablement la muqueuse du sac rouge, tapissée d'excroissances polypoïdes et l'épithélium absent par places. Ollivier3, disséquant une double tumeur lacrymale ancienne, rencontra la paroi épaissie et l'ouverture supérieure du canal obstruée par un diaphragme membraneux. Enfin, Monoyer* à propos d'une pièce, insiste sur la coloration rouge de la muqueuse qui, dans un autre cas, était ardoisée et considérablement épaissie.

A l'examen de sacs extirpés pour des mucocèles ou des inflammations chroniques avec fistule, nous avons toujours rencontré des parois épaissies, lisses ou tomenteuses suivant le degré de la phlogose, en même temps qu'une infiltration leucocytique du stroma. L'épithélium manquait souvent par places, alors qu'ailleurs il constituait des sillons, où les cellules en voie de transformation muqueuse simulaient des glandes tubuleuses. La figure ci-contre de notre collection donne une idée des particularités qui précèdent.

Le trachome peut affecter primitivement le sac et les canalicules. mais le plus souvent il survient dans le cours de l'ophtalmie granuleuse. Moauro a pu examiner la paroi dans deux cas. Dans le

1. Béraud, Arch. gin. de Méd. et Arch. d' Ophtalmologie, 1855.

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