‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 238 sur 344 · Bbiii.ix, Klin. MU., 1S · texte numérisé non relu

Bbiii.ix, Klin. MU., 1S

ô. Olliviek, Union méd. de la Seine-Inf., Rouen. 1873. •4. Mosoïiin, Arch. gin. de Méd-, 1875.

premier, le sac était rempli de mucus filant pourvu de rares microcoques; l'épithélium, en grande partie conservé, tapissait le stroma infiltré de cellules endothéliales et de leucocytes; mêmes lésions de la muqueuse du sac chez un autre malade atteint de vieux trachome. Cirineione, à l'examen des canalicules provenant d'une ophtalmie

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Fi<r. 270. — Fragment de la parai du. sac lacrymal atteint de mucocéle. na', couche fibi-c-conjonclive très épaissie du sac, pourvue de vaisseaux capillaires plus prononcés à la surface. — b, forte infiltration du tissu lymplioïde de la muqueuse augmentée d'épaisseur. — c, couche basale vue en clair. — ri, papilles hypertrophiées baignant dans le mucus qui remplissait le sac et rendu },rrenu sous l'action des réactifs.

granuleuse invétérée, trouva des nodules formés au centre de tissu lymphoïde, plus en dehors de cellules rondes superposées et à la périphérie de tissu connectif. Les nodules étaient pourvus de réseaux sanguins et lymphatiques, et l'épithélium contenait des cryptes par dégénérescence hyaline de la couche germinative. Se fondant sur ces altérations, l'auteur pense qu'on ne saurait plus mettre en doute l'envahissement des canalicules dans le cours de l'ophtalmie granuleuse, sauf qu'ici les granulations restent discrètes. Sur cinq autopsies, Moauro a pu vérifier la justesse de son assertion.

Les lésions osseuses sont, avons-nous dit plus haut, rarement primitives, sauf chez les syphilitiques et les tuberculeux; à quoi l'on peut ajouter certaines dacryocystites fistuleuses invétérées accompagnées de fausses routes par cathétérisme et les fractures du canal nasal avec cal exubérant,

A. Sichel1 a décrit des exostoses et des périostoses qui, le plus souvent, occupent l'orifice supérieur du canal nasal. Demours2 avait signalé une petite exostose placée au devant du sac, et Tavignot3des hyperostoses syphilitiques ayant pour point de départ l'apophyse montante du maxillaire supérieur. Lagneau'', ayant recueilli 10 observalions, envisage la plupart des exostoses prélacrymales comme dérivant de la syphilis tardive. Sept fois à côté des exostoses et des nécroses, principalement de l'apophyse montante, il y avait perforation du palais. Bourgeois3 et Zeisl" sont du même avis.

Lancereaux et Alcxander7 admettent une dacryocystite syphilitique précoce dérivant de la propagation des éruptions spécifiques de la pituitaire, jusque dans le canal nasal et le sac. Outre que les preuves anatomiques de celle propagation manquent, il est permis de penser que de vraies gommes peuvent évoluer sur le trajet du canal nasal aussi bien qu'ailleurs, à la période précoce de la syphilis.

Pour terminer ce qui a trait à l'origine osseuse de la dacryocystite, nous rappellerons l'opinion de Cusco et Abadie* d'après laquelle la périoslite par carie dentaire, se propageant dans le canal nasal, deviendrait une cause fréquente de blennorrhéc du sac. 11 y a lieu de faire observer, toutefois, que les deux affections peuvent évoluer parallèlement sous l'influence d'un état commun, la scrofule.

La dacryocystite congénitale, grâce à sa curabilité habituelle, n a pu encore être examinée anatomiqueincnt. Presque toujours simple, elle ne s'accompagne qu'exceptionnellement de fistule, comme dans les observations de Scarpa, J. Behr, A. Bérard, Caron de Villards, Bider' et Schreibcr"1.

Peu de temps après la naissance, on aperçoit du pus accumulé au niveau du grand angle, sans inflammation de la conjonctive ni sécrétion nasale. En pressant sur le sac qui n'est pas saillant on fail

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