Abadie, Journ. d'ophtalmologie
!). Rider, Arch. of Opht., New-York, XIII, p. 263, 1884. 10. Sciireider, Jahrcsb. f. Opht., p. 481, 1885.
sourdre par les points lacrymaux du muco-pus, et si l'on comprime de haut en bas on parvient souvent à vider le contenu dans le nez.
Abandonnée à elle-même, cette blennorrhée disparait après quelques jours, ou bien persiste et réclame un traitement. Le moyen le [tins simple consiste à évacuer le sac à plusieurs reprises et aussi longtemps qu'il le faut, ainsi que le conseillent Pelers', Lange2 et Heddœus". Coppez' relate une observation où la tumeur disparut complètement sitôt que la nourrice eut pratiqué la succion du nez de l'enfant; ce moyen mécanique mérite également d'être essayé. Les instillations-de nitrate d'argent au centième nous ont bien réussi : Trousseau3 se borne aux antiseptiques et s'adresse surtout aux affections nasales, qu'il envisage comme le point de départ de l'inflammation du sac. Tel est également l'avis de Coppez, lequel s'inscrit contre l'ouverture de la poche et les sondages; tandis que ChevallereauG et Weiss7 disent s'être bien trouvés du cathétérisme. Ce dernier, sans sectionner le canalicule. introduit un stylet conique ne dépassant pas le numéro I des sondes Bowman; trois à quatre séances lui suffisent.
La plupart de ceux qui sj sont occupés de celle forme incriminent I imperméabilité temporaire du canal nasal, dont révolution se trouverait en retard. D'après Michel, le travail de résorption procède de haut en bas, de sorte que le défaut de canalisation existe dans l'embouchure du méat inférieur. Ylacovich3, sur dix-neuf cadavres de nouveau-nés, a trouvé quatre fois le canal clos en ce point ; il est à présumer que, peu de temps après la naissance, l'obstacle disparait de lui-même, d'où la fréquence des guérisons spontanées.
Partant de là, lleddœus propose comme traitement rationnel le cathétérisme rétrograde, au moyen de la sonde coudée de Gensoul. 11 ajoute avec Weiss. que si la blennorrhée infantile du sac passe pour peu commune, c'est que les cas légers guérissent d'eux-mêmes.
On a incriminé comme cause la syphilis congénitale. Tel est l'avis de Terson'1, Wiehcrkiewicz1" et en partie de Weiss. Ce dernier cite l'observation d'un enfant ayant guéri après quatre sondages et chez lequel, à l'âge de six ans, il survint de la kératite parenchymateuse.