Tebsos de Tooeouse, Soc. fr. d'opht., 1891, p
1(1. WlCHERKIEWICZ, lbid., p. 24.
Le fait de Wicherkiewicz est relatif à une fillette de quatre ans, qui au bout d'un traitement local sans résultai eut de la kératite parenehymaleuse. Une cure spécifique amena la guérison de la kératite et du catarrhe lacrymal. Pour établir définitivement ce point de pathogénie, un plus grand nombre de faits serait nécessaire.
L'éliologie de la dacryocyslite en général mériterait des statistiques complètes, donnant des détails à propos de chaque malade. La seule qui jusqu'ici remplit ces conditions est celle de Foucher de Montréal', portant sur 185 cas. On y voit que le sexe féminin y est deux fois plus exposé et que la plupart des malades sont des adultes; font exception six enfants au-dessous de quatre ans et sept individus ayant dépassé la soixantaine. La variole se retrouve 41 fois pour 100; mais, dans le tiers des cas seulement, la dacryocyslite a coïncidé avec l'affection ou est survenue peu de temps après. La rhinite hyperlrophique existait 13 fois, celle atrophique avec ou sans pharyngite sèche 55, les dents d'IIulchinson 14, la carie dentaire 24, l'ophtalmie catarrho-purulentc 9, la syphilis acquise 16, celle héréditaire 2; enfin la suppuration du sinus maxillaire, 5 fois.
On voit qu'à part la variole, heureusement rare chez nous, puisque Badal2 ne la signale que 4 fois sur 100, foutes les autres causes se rattachent plus ou moins à la scrofule, puis à la syphilis. Ce qui mérite également d'être noté, c'est la grande fréquence des pharyngérhinites sous leurs deux formes, hypertrophique et atrophiante. Ainsi que Terson de Toulouse, nous avons souvent observé des dacryocystites dépendant d'états ozéneux. Nous ne nions pas qu'une phlegmasie oculaire ne puisse se propager jusque dans le sac : mais le fait est exceptionnel. Une nouvelle preuve de l'influence de l'état général lymphatique est la prédominance marquée de l'affection chez la femme.
Beaucoup d'auteurs ont insisté sur la configuration particulière de la face, caractérisée par l'aplatissement du nez et l'écartement des pommettes, créant une prédisposition par suite de l'étroitesse du canal nasal. On oublie que celte conformation du nez résulte souvent d étals ozéneux propres aux strumeux et aux syphilitiques.
À l'appui du rôle de l'hérédité. Niedeir', sur 95 sujets, dont 59 femmes et 56 hommes, note dans la moitié des cas 26 dacryocystites bilatérales et 18 unilatérales, affectant les parents et les enfants.
Le type juif à nez busqué n'y échappe pas, ce qu'on a cherché encore à expliquer par l'étroitesse du canal nasal. La raison nous parail être dans le tempérament lymphatique qui fait que les Israélites sont très sujets aux rhino-pharyngites et à l'ophtalmie granuleuse.