‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 241 sur 344 · Niedes-, Centrait/, f. prakt, Augenh., oct. 18SH · texte numérisé non relu

Niedes-, Centrait/, f. prakt, Augenh., oct. 18SH

Badal attribue un grand rôle aux vices de réfraction; sur 165dacryocystites, il trouve 87 amétropcs, dont 40 entachés d'hypermétropie. Ce sont là des causes adjuvantes, et le principal facteur réside dans le mauvais état constitutionnel. D'après la statistique de Foucher, dans les familles canadiennes où sévit la dacryocystite la moitié des enfants succombent, alors que la mortalité normale esl de 18 pour 1000. Pour ne pas fausser le résultai, il a eu soin d'éliminer les décès survenus au-dessus de quatre ans. imputables à des maladies accidentelles.

La liaison entre les affections du ne/ cl celles des voies d'excrétion des larmes est aujourd'hui bien établie, grâce aux travaux de Frànkcl', Morel-Mackenzie, Bressgen2, Ziem3, Hapmann* et Nieden5. 11 est plus que probable que le catarrhe sec et l'ozène envahissent la muqueuse du canal nasal, dont ils provoquent la sténose et jusqu'à L'oblitération. Les choses se passent comme pour l'obstruction de la trompe d'Euslache si commune dans les pharyngo-rhinites de longue durée; à cela s'ajoute un autre élément, l'altération du secretum muqueux devenu dense et croûteux, ce qui, d'après Frânkel, tient au grand nombre des cellules épithéliales desquamées et au peu de liquide constitutif. Bressgen va jusqu'à prétendre que tout larmoiement persistant dérive des affections nasales et que le traitement revient au rhinologue plus qu'à l'ophtalmologiste, assertion pour le moins contestable. Dans une publication ultérieure, l'auteur ne craint pas d'accuser les oculistes de provoquer des rétrécissements par les sondages répétés, et comme Ziem et Hapmann il rattache l'asymétrie unilatérale de la face, aboutissant à la réduction des diamètres de l'orbite et du canal nasal, à la rhinite chronique.

Pour Nieden, la moitié des larmoiements lient à l'inflammation des canalicules, du sac et de son orifice de communication avec le canal nasal, alors que l'autre moitié dérive des rétrécissements ou du gonflement inflammatoire de la muqueuse, au niveau de l'embouchure du canal nasal dans le méat. Plus la coarctation siège lias, el moins la dilatation du sac esl prononcée.

L'anatomie pathologique, d'accord avec la clinique, démontre qu'au début et pendant une période fort longue, la dacryocystite tient au gonflement de la muqueuse et à l'épaississement de son secretum.

A chaque nouvelle infection ce dernier devient purulent, en même

1. Fhàxkei., In Ziemssen Ilaiulb. d. Spcc. Palh. u. The'rap., IV, p. 27.

2. Bkessgex, Traité des mal. du naso-pkarynx et du larynx. 1881-1884, et Deutsche Med. Woch.. p. 14, 1885.

Page 1