Beulis, Klin. MU., -1808, p
5. Arlt, Griefe et Sœmisch, III, p. 498. i. Scbreiber, Jahresb. Klin., VI, 188S.
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35i PATHOLOGIE DES VOIES D'EXCRETION DES LARMES.
purulent avec adjonction d'autres éléments pathologiques, sangextravasé, détritus épithéliaux, paillettes de cholestérine, polypes et concrétions calcaires, l'extirpation constitue le mode de traitement le plus prompt et le seul efficace.
En présence d'un larmoiement incurable, l'ablation de la glande lacrymale est une ressource dont on aurait tort de se passer, surtout si l'on songe à la facilite et à l'innocuité de l'opération.
Le premier qui, de propos délibéré, s'est attaqué à la glande orbitaire contre le larmoiement est P. Bernard'. A la même époque Szokalski2 eut l'idée de pratiquer la ligature des canaux excréteurs; mais il n'eut pas d'imitateurs.
Textor :' rapporte, que l'un des opérés de son père par la méthode de Bernard fut débarrassé de l'épipbora, ainsi qu'on put s'en assurer dix mois plus tard. Stoltenberg" et Lawrence5 furent également des partisans de l'ablation, et le dernier auteur, s'appuyant sur ses propres observations et sur celles de AVindsor6 et Carter7, affirme que la suppression de l'épiphora est la règle, alors même qu'on ne s'atlache pas à enlever la totalité de la glande. Il a vu des enfants crier sans réussir à pleurer, l'œil restant parfaitement lubrifié comme à l'état normal.
De Wecker, en 1867, pratiqua la même opération avec succès. ïalko8, Mazzei3. Abadie10, Andrews", Meyer12, Badal ir' ont eu également à s'en louer. Le dernier, dans un cas d'ectropion cicatriciel ayant fait l'extirpation de la portion orbitaire sans résultat, ajouta celle de la glande palpébrale par dissection de la paupière, ainsi que l'avait conseillé Bernard.
Deleurcùté Meyer et Debicrre, ayant remarqué que parfois la glande lacrymale, probablement hypertrophiée, faisait saillie dans le cul-desac conjonctival, l'ont excisé et disent avoir obtenu ainsi des succès. Mais il faut arriver à la communication de Wecker pour voir l'ablation de la glande de Bosenmuller systématiquement préconisée. L'auleur insiste sur la facilité de l'exécution et l'absence de tout délabre-
1. Bernard, Cautérisation avec ablation de la glande lacrymale, Paris, in-8, 1845, p. II.