Akdrews, Brit. Mcd. Joum., 15 décembre
12. Meyer, Maladie des yeux, 5" édition. 15. Badal, Arch. d'ophtalm., 1885, p. 586.
meut extérieur. Il fut suivi clans cette, voie par Chibret, Truc et Guillou, élève de ce dernier. Terson de Toulouse s'en est également applaudi, et de notre côté nous avons employé cette méthode avec succès. Du reste, pour avoir une idée exacte, le mieux est de résumer les principaux résultats obtenus. Nous mettrons pour cela à contribution les données que notre chef de laboratoire Terson a exposées dans sa thèse.
De Weeker1, dans une lettre qu'il lui adressait à ce sujet, résume comme il suit ses résultats personnels fondés sur cent cinquante opérations. Contre le larmoiement simple non compliqué d'affection du sac, il a obtenu 50 pour 100 de guérisons complètes, 40 pour 100 d'améliorations très notables et 10 pour 100 d'insuccès. Il attribue ces derniers à une exécution défectueuse de l'opération par indocilité de l'opéré ou un enfoncement prononcé de l'œil dans l'orbite. Dans les larmoiements avec dacryocystite, il n'a pas eu dans la majorité des cas à s'en louer, en ce sens que le larmoiement subsiste ou ne diminue que peu. C'est pourquoi il s'est fait une règle de ne soumettre les malades à cette opération qu'après avoir tenté le traitement de la dacryocystite. Au point de vue des résultats éloignés, il affirme qu'après un mois, le larmoiement ne se reproduit plus. Quatre fois seulement il a dû intervenir secondairement, deux fois-*pour extirper une partie qu'il crut avoir laissée pendant la première opération et deux fois pour cautériser la cicatrice. Ces reprises, auxquelles les malades se prêtent du reste de fort mauvaise grâce, ne l'ont pas satisfait ; aussi conseille-t-il de s'efforcer, par une dissection soigneuse, d'enlever le tout en une seule séance.
Chibret2 ayant répondu également à l'appel de Terson envisage l'opération comme indiquée dans les cas suivants : 1° larmoiement provoqué par l'imperméabilité des voies d'écoulement; '2° larmoiement persistant malgré la perméabilité de ces voies; 5° tumeur lacrymale ou fistule se reproduisant après la destruction du sac. Dans le cas où dès le 5e ou le 4e jour le larmoiement n'a pas diminué des trois quarts, il ouvre la cicatrice conjonclivale et cautérise la région de la glande avec un fin thermocautère. Comme seul accident de cette intervention il signale une diplopic ayant duré plusieurs semaines et une gêne douloureuse dans la région de la glande pendant deux mois. La moyenne des résultats a été la disparition des trois quarts du larmoiement, et cela d'une façon généralement durable. Exceptionnellement l'épiphora disparaît ou subsiste sans changement; par exception aussi il augmente ou diminue à la longue, alors qu'immédiatement après l'opération il y avait eu insuccès complet. Chez les malades où