‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 252 sur 344 · Dowse, Traits, of the Chir. Soc, 1876, p · texte numérisé non relu

Dowse, Traits, of the Chir. Soc, 1876, p

antérieur du cerveau ; enfin, une de Ilulke1, coup de poing à la tempe gauche; ici la thrombose du sinus simulait l'anévrysme de la carotide, souille, pulsations du côté de l'œil gauche, prolrusion ; ensemble qui conduisit Bowman à pratiquer la ligature des carotides au cou. A l'autopsie, caillots dans les sinus, veines ophtalmiques dilatées; nulle dilalation de la carotide et des artères de l'orbite.

La thrombose inflammatoire embrasse la généralité des cas et dérive de loyers septiques presque toujours facio-cavitaires, exceptionnelmcnt crâniens, ou de lésions de l'oreille, du rocher et du sphénoïde.

Il n'est pas suffisamment démontré que le phlegmon de l' orbite devienne phlébitique, c'est plutôt l'inverse qui se produit, surtout sous l'influence de l'érysipèle.

Les ostéo-périostites orbitaires aboutissent rarement à la phlébite: le cas le plus démonstratif est celui de Pearson-Broadbent2. De même, la panophtalmie ne provoque qu'exceptionnellement celte complication redoutable, tantôt d'une façon spontanée, tantôt après énucléatioii, alors surtout qu'on néglige les précautions antiseptiques et que l'organisme est déjà infecté.

Les lésions nasales agissent directement ou se propagent par les sinus voisins. L'ozène. les ulcérations syphilitiques et tuberculeuses, les cancers, les polypes et jusqu'à la résection du maxillaire supérieur (Desmons) en ont offert des exemples.

Du côté de la bouche, l'ostéo-périostite alvéolaire par carie joue un rôle prépondérant, et les observations qui s'y rapportent sont nombreuses. Landsherg5 cite, comme origine exceptionnelle, l'épulis: Piéchaud et Suss \ l'évolution difficile de la dent de sagesse: Bettrémieux5, un phlegmon de la joue. Rappelons à nouveau la fréquence de l'infection directe du sinus caverneux, à la suite de lésions du maxillaire inférieur.

Le pharynx compte un abcès phlegmoneux publié par Oglec, el deux amygdalites relatées, l'une par Blachez7 et l'autre par nous8- Comme c'est là un point de départ peu connu, nous donnons en résumé notre observation.

Homme de quarante-six ans, entré à l'Hôtel-Dieu le 5 juillet 1885. Amygdalite gangreneuse droite, remontant à quinze jours. Profusion notable de l'œil du même côté depuis deux jours. Prostration : tem-

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