III. Kxapp, Ibid., VIII
11. Le.niiurt, Vcrhadl. d. phys. Med. Hcsseltsch. s. Wurzburg, XI, p '2iî>.
Mooren1. Nous ajouterons notre travail2 et une communication de Fuchs3.
Le premier symptôme réside dans l'apparition de douleurs névralgiques exacerbantes, le plus souvent localisées sur le trajet des rameaux de la branche ophtalmique de Willis. Bientôt, il s'ajoute une sensation de pesanteur au tond de l'orbite qui fait croire au malade que son œil est distendu et plus gros. Dès le début, les excursions du globe deviennent douloureuses: aussi le patient tient-il les yeux demi-ouverts et évite tout mouvement de latéralité en inclinanl la tète et le cou.
Au bout d'un ou deux jours, il survient une légère bouffissure des paupières, et, ce qui est plus caractéristique, du chémosis séreux accompagné de rougeur de la conjonctive des culs-de-sac, sans sécrétion muqueuse abondante, ni larmoiement marqué. Dans les cas légers, le chémosis demi-transparent se borne au fornix inférieur, ou bien gagne en étendue et fait le tour de la cornée ; dans les formes aiguës, le bourrelet conjonclival fait saillie entre les paupières, et la muqueuse constamment exposée, à l'air se dessèche. Un certain degré d'exophtalmie est la règle, ce qui, joint à l'immobilité forcée du globe entraînant une légère diplopie, effraye le malade et même le médecin peu familiarisé avec l'affection. La pupille reste normale et se laisse dilater par l'atropine, preuve que l'iris ne participe nullement à la phlegmasie. Il en est de même des autres parties du globe, sauf dans les cas prononcés, où l'examen ophtalmoscopique nous a révélé un certain degré d'hyperbémie veineuse passive de la rétine.
La ténonite, comme les épanchements articulaires aigus, débute brusquement et se montre en général sur les deux yeux, bien que toujours plus prononcée d'un côté que de l'autre. Sa durée ne dépasse guère deux à trois septénaires et la résolution est la règle. Les adultes y sont surtout exposés; le plus jeune malade que nous ayons observé avait vingt ans.
Toute ténonite idiopathique constitue une affection locale, sans fièvre ni accidents cérébraux et rentre dans la catégorie des manifestations du rhumatisme. Il n'en est pas toujours ainsi de celle Iraumatique succédant à la ténotomie. Pour peu que l'on néglige les précautions antiseptiques, l'infection est à craindre. Fuchs (loc. cit.) cite un cas de suppuration dans le cours de l'influenza. Le pus contenait des pneumocoques qui, cultivés et injectés sous la peau de rats. on1 déterminé une septicémie mortelle. Môme complication pourrait se produire à la suite d'érysipèle facial, de panophtalmie et de cycliles