Panas, Inc. cit
ô. Fucus, Lehrb. d. Augen/i., 1889. p. 651.
TENONITE OU HYGROMA DE LA BOURSE SEREUSE DU GLOBE. 383
graves; mais, comme la forme suppurée ne tarde pas à se compliquer de phlegmon ou de phlébite orbitaire. la ténonite devient accessoire et ne saurait plus entrer en ligne de compte.
Dans la vraie ténonite qu'on doit rapprocher de l'hydarthrose, de l'hygroma cl même de l'iritis séreuse, la diathèse arthritique joue un rôle manifeste. A ce litre, la blennorrhagie peut avoir une influence provocatrice, sur laquelle l'attention n'a pas encore été suffisamment attirée.
En tenant compte de la triade symptomatique : douleurs circuinorbitaires lancinantes et gravatives, dyskinésie du globe avec intégrité de toutes les parties constituantes, chémosis sans sécrétion anormale. le diagnostic est facile.
L'observation de Caron du Yillards(/oc. cit.), intitulée hydropisie de la capsule de Tenon, est unique en son genre et sujette à bien des interprétations, vu surtout que l'œil devint complètement amaurotique el que les douleurs se réveillaient lorsque le malade penchait la tète. De Wecker1 cite un cas qui lui a laissé l'impression dune capsulite yommeuse. Il s'agissait d'une dame de 56 ans, chez laquelle deux incisions, pratiquées à la périphérie du globe, mirent à nu un tissu gommeux parfaitement reconnaissable. Grâce à un traitement mercuriel énergique la malade guérit, et il subsista sur l'oeil, qui a gardé une bonne vision, une teinte gris ardoisé de la sclérotique, s'étendant jusqu'à un demi-centimètre de la cornée. Les symptômes avaient été ceux d'une capsulite ordinaire, mais à allure chronique. Pour notre compte, nous y voyons une gomme sclérale diffuse plutôt qu'une ténonite, étant donné l'amincissement ardoisé consécutif de la sclérotique.
Le pronostic de l'affection qui nous occupe est favorable, et nous n'avons jamais observé de récidives à bref délai. Quant aux complications, les plus communes sont l'arthrite sèche, l'hydarthrose du genou, la gravelle et la goutte
Le traitement local est des plus simples et consiste en applications répétées de compresses chaudes émollientes ou boriquées. Contre les douleurs on fait des lotions avec une décoction de feuilles de coca, ou bien on instille de la cocaïne qui ne provoque pas de mvdriase aussi prononcée que l'atropine. Si cela ne suffit pas, on ajoute les injections de morphine, et dans la nuit on substitue aux compresses le pansement ouaté sec.
Comme moyens généraux, le salicylate de soude et de lithine. l'antipyrine, la quinine et le chloral sont surtout indiqués. On en prolonge l'usage jusqu'à disparition du chémosis et des douleurs, qui parfois persistent longtemps. En cas d'insomnie, les narcotiques trouvent leur