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Zehender, Handb. d. Augenh., II, p

392 HEMORRHAGIES DE L'ORBITE.

tion bidigitale sur le pourtour de l'orbite démontre la présence d'une masse nettement fluctuante.

Ne sachant pas s'il s'agissait d'un hématome spontané ou d"un kyste séreux,, nous fîmes la ponction exploratrice au bistouri le long du plancher. Il s'écoula aussitôt du liquide marc de café, analogue à celui des hématocèles; après lavage de la poche au biiodure de mercure, placement d'un drain et pansement occlusif antiseptique. Le lendemain, pas d'exorbitis, la pupille avait recouvré ses réflexes, et l'œil comptait les doigts à 25 centimètres. Les jours suivants, nouvelle protrusion du globe, et au bout de deux semaines, sans cause connue, diarrhée, vomissements et épistaxis par la narine gauche. Ce n'est que deux mois plus tard que survint une amélioration progressive de l'état local et général; l'amaurose par atrophie restant définitive et incurable.

A propos de cette observation, nous avons essayé d'expliquer la pathogénie encore obscure des hématomes spontanés. Chez notre malade, sujet à des épistaxis, nous avons constaté la dilatation de l'estomac, avec des vomissements causés sans doute par des excès de régime et se répétant en même temps que les hémorrhagies nasales. 11 en a été ainsi le jour de l'apparition de l'hématome, que l'on pouvait envisager comme étant sous la dépendance des mêmes troubles vaso-moteurs que les épistaxis. On connaît d'ailleurs l'influence des indigestions et des repas copieux, chez les vieillards prédisposés à l'apoplexie cérébrale. Même mécanisme pour le cas de Fischer, où l'hématome succéda à la suppression des règles. Dans celui de Wharlon Jones, la malade était brigh tique, et l'on sait combien dans cette affection, par suite des altérations vasculaires, les hémorrhagies sont communes.

Le jeune enfant dont parle Zehender était profondément anémié, et l'hématome s'est accompagné, comme chez le nôtre, d'épistaxis par la narine du même côté.

L'homme de soixante-quatre ans cité par de Wecker avait eu deux ans auparavant un étourdissement avec coma passager, et ce n'est que deux ans plus tard que survint l'hématome. Nous sommes dès lors enclin à nous demander si les deux accidents n'ont pas été sous la dépendance d'une même cause, l'artério-sclérose. Les efforts ne sont pas sans y contribuer : Jeaflèrson ', chez une fille de dix ans, a vu survenir l'hématome pendant un accès de coqueluche, et Spicer Holmes2 en signale deux, occasionnés par des cris, chez des enfants d'un an.

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