‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 264 sur 344 · Nu.n.neley, Med. Times, 1864, p · texte numérisé non relu

Nu.n.neley, Med. Times, 1864, p

394 EXOPHTALMIE.

Œttingen', Hansen2, Bockr', Kipp4 et William5. Les faits de Rosas0, Macklakoff7 et Virchow8 sont trop écourtés pour qu'on puisse juger de leur signification.

Les symptômes cardinaux sont : Y exophtalmie , le souffle et les battements isochrones au pouls artériel.

Presque toujours Fexoplitalmie est unilatérale, et ordinairement l'œil se porte quelque peu en bas et en dehors. La paupière supérieure redématiée, tombante, se relève difficilement, s'ectropionne parfois et offre en général des varicosités; l'inférieure, plus ou moins éversée, laisse voir un bourrelet conjonctival chémotique. Habituellement la cornée garde sa transparence; ce n'est que dans les cas prononcés qu'elle devient mate et que son épithélium s'exfolie. La pupille est souvent élargie et paresseuse; une seule fois (Hippel0) elle était myotiquc et réfractaire à l'atropine.

En pressant sur le globe, on le refoule dans l'orbite sans déterminer de douleur; mais sitôt que l'on cesse, il reprend sa position première; une résistance inaccoutumée se rencontre parfois, comme dans l'observation de Harlan10.

Les pulsations isochrones au pouls sont visibles à l'œil nu, ou bien senties sous le doigt; elles s'accompagnent en général d'un frémissement caractéristique, le thrill des Anglais; rarement elles font défaut ou sont intermittentes.

Un signe non moins pathognomoniquc est la présence d'une masse dépressible et animée de battements , à l'angle supéro-interne de l'orbite, près de l'écbancrure sus-orbitaire. Du volume d'un haricot ou d'une amande, lisse à sa surface , exceptionnellement contournée comme une varice, cette saillie déborde parfois le rebord orbitaire qu'elle finit par user, et s'accompagne dans certains cas de deux ou trois productions analogues, situées sur d'autres points.

Le bruit de souffie continu avec redoublement est surtout perçu au niveau de l'œil, principalement en haut et en dedans; mais on l'entend aussi à la tempe, dans la région sourcilière et quelquefois sur toute la moitié correspondante de la tête. Notons également le bruit de piaulement qui s'ajoute d'une façon intermittente, surtout

1. Œttingen, Saint-Pêtersb. Med. Zeitschr., 1. XI, 1861, p. 1.

2. Hansen, Cité par Sattlep.. — Grsefe et Ssemisch, t. VI, p. 745, 1880. 5. Bock, Central!/, f.prak. Augcnh.. 1892, p. 261.

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